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Propositions La Coordination rurale dévoile son rapport sur l’installation

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Les jeunes de la Coordination rurale ont rendu publics le 24 septembre leurs travaux sur l’installation des jeunes agriculteurs. Ce rapport propose, entre autres, de remplacer les prêts bonifiés par une subvention à la trésorerie.

La section « jeunes » de la Coordination rurale (CR) a proposé d’améliorer le dispositif à l’installation des agriculteurs dans un rapport publié le 24 septembre. « Nous, les jeunes de la CR, avons toujours adopté un positionnement très critique à l’encontre du dispositif d’aide à l’installation », relate le rapport. « Loin d’y être opposés, nous souhaitons le voir évoluer conformément aux attentes des candidats à l’installation, dans l’objectif de contribuer à enrayer la diminution du nombre d’installations », clarifie-t-il. Ces améliorations du dispositif actuel passeraient notamment par un remplacement des « prêts bonifiés par une subvention sur la trésorerie ». Les prêts bonifiés sont des crédits alloués par des établissements bancaires, mais dont les intérêts sont partiellement pris en charge par l’Etat. La CR estime que les « taux d’intérêt (sont) peu avantageux au regard des taux habituels (et que les) plafonds de bonification (sont) insuffisants ». Les jeunes de la CR recommandent également d’harmoniser les montants de la dotation au jeune agriculteur (DJA), « à l’exception des majorations indispensables en zone défavorisée (notamment en zone de montagne) ». La section « jeunes » propose de surcroît la suppression du plan de développement de l’exploitation (PDE). Ce plan, indispensable pour bénéficier d’une aide à l’installation, doit présenter les capacités techniques et économiques de l’exploitation nouvelle, ainsi que l’évolution de ses activités et le plan de financement des investissements envisagés, le tout sur une période de 5 ans. Or, « la volatilité des cours des matières premières agricoles, des intrants... mais aussi la nécessaire adaptation de notre travail au contexte rendent malheureusement quasi impossible le suivi précis d’un programme défini cinq années à l’avance », justifie le rapport. Enfin, l’organisation professionnelle estime que la limite de 40 ans à respecter pour pouvoir bénéficier des aides est « un critère désuet ».

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