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Syndicats La Coordination rurale veut pouvoir participer aux négociations collectives

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Forte de ses résultats en progrès dans les dernières élections aux chambres d’agriculture, la Coordination rurale a rencontré le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau le 28 mars. Selon son président François Lucas, le syndicat a notamment insisté sur la possibilité de participer aux négociations collectives avec les organisations de salariés, en tant qu’employeur, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Dès le résultat des élections aux chambres d’agriculture, la Coordination rurale, dopée par ses bons résultats la mettant au coude à coude avec la Confédération paysanne, avait annoncé qu’elle demanderait une rencontre avec le ministre de l’Agriculture. C’est chose faite depuis le 28 mars. Objectif : revoir les conditions de représentativité du syndicat. Entre 12 % de part de voix en 2001 et 19% en 2007, le syndicat estime que sa place doit être de nature différente dans les instances de négociation.

C’est tout particulièrement le cas des instances de négociation collective avec les salariés, en tant qu’employeur. C’est aussi le cas dans les interprofessions, estime François Lucas qui indique que le sujet n’a cependant pas été abordé avec le ministre. Le dossier nécessiterait des changements législatifs et reglementaires tels qu’ils dépassent la durée pendant laquelle Dominique Bussereau sera encore ministre de l’Agriculture. Quant au financement du syndicat, la ligne de crédits publics relative à la Coordination rurale devrait être automatiquement ajustée en cours d’année.

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Attention aux OGM

Le syndicat a également évoqué la question des OGM en demandant au ministre d’attirer l’attention des agriculteurs sur leur responsabilité en cas de contamination vis-à-vis des tiers. Un risque qui, selon François Lucas, est très peu évoqué malgré la transposition récente en France d’une partie de la réglementation européenne sur les OGM. Dominique Bussereau en aurait convenu et pourrait évoquer la question dans le cadre d’une communication sur les bonnes pratiques nécessaires pour l’utilisation des OGM. Par ailleurs, dans un communiqué du 28 mars, le syndicat a regretté que son projet de programme commun agricole autour de trois points (OMC, préférence communautaire, prix rémunérateurs) à adresser aux candidats à la présidentielle, n’ait pas suscité l’adhésion des autres syndicats agricoles. Selon son communiqué, la Confédération paysanne a été « intéressée par la démarche, mais n’a cependant pas voulu renoncer à une modification des pratiques agricoles et à la maîtrise systématique des productions, idées qui lui sont propres. » Pour leur part, indique la Coordination, « les syndicats FNSEA et JA n’ont même pas daigné répondre ».