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Banque mondiale La Côte-d’Ivoire doit réformer ses structures de gestion des filières café et cacao

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La Banque mondiale réclame la mise en place de réformes dans les filières du café et du cacao en Côte-d’Ivoire pour « augmenter les revenus » des producteurs. « Tout le monde est d’accord sur les objectifs des réformes dans le secteur du café/cacao. Les objectifs sont l’augmentation des revenus des paysans », a déclaré à la presse Zeljko Bogetic, chef de mission de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire. Ces réformes doivent se traduire par une augmentation du revenu perçu par les paysans sur le prix mondial du cacao, qui permettra d’ « augmenter les productions et de réduire leur taux de pauvreté », a expliqué M. Bogetic, dans un contexte d’agitation sociale au sein de la filière. Les planteurs de cacao de Côte-d’Ivoire, premier producteur mondial de fève, accusent les responsables des structures de gestion de la filière de « détournements de fonds » et de « pillage systématique », en soulignant leur illégitimité au regard de la loi. En mai, un rapport d’audit financé par l’Union européenne avait préconisé la « liquidation » des structures de gestion, nées de la libéralisation de la filière cacao à partir de 1999, et leur remplacement par des opérateurs privés pour mettre fin à la gestion opaque et aux prélèvements occultes. Le café et le cacao représentent 40 % de ses recettes d’exportations et 20 % de son PIB selon le Fonds monétaire international.

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