Dans un communiqué de presse du 15 mai, la Coordination Rurale (CR) annonce une mobilisation à Paris pour « alerter le grand public sur la situation difficile des producteurs de noix et mener une opération de vente directe sur le parvis de la gare St Lazare » le 22 mai. « Alors que les volumes de noix récoltés en 2022 par les producteurs français ont été exceptionnels, des noix venues du Chili et des Etats-Unis ont été importées en masse, faisant chuter de façon vertigineuse le prix payé aux producteurs français », rapporte la CR dans son communiqué. Et d’ajouter que les producteurs français sont actuellement payés 0,5€/kg, c’est-à-dire 2,5€/kg de moins qu’en 2022.
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« Soit le consommateur trouve des noix qui ont fait le tour du monde et qui proviennent de pays qui n’ont pas les mêmes règles […] qu’en France, soit il en trouvera des françaises achetées au rabais à leur producteur », s’indigne le syndicat dans son communiqué. Il dénonce une « aberration », s’interrogeant sur le fait de « parler de souveraineté alimentaire » tout en continuant d’importer « des denrées qui concurrencent » ce qui est produit en France. En mars dernier, les deux grands bassins producteurs de noix du Périgord et de Grenoble ont rencontré le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, le 16 mars, pour faire part des « grosses difficultés » de la filière face aux volumes « records » mais de « qualité variable » et aux cours mondiaux « en baisse ». « Cette année on a une production nationale de 50 000 t contre 38 000 t habituellement, et il reste à vendre 16 800 t, c’est énorme », avait expliqué le président de l’interprofession régionale InterNoix Sud-ouest Fabien Joffre, au lendemain de la réunion avec M. Fesneau.