Abonné

FAO La crise financière ne doit pas faire oublier la crise alimentaire

- - 2 min

La FAO met en garde les pays développés contre la tentation de réduire l’aide octroyée au secteur agricole des pays en développement et de recourir à des mesures commerciales protectionnistes en réponse à la crise financière mondiale.

Dans une déclaration prononcée à l’occasion de la 34e session du Comité FAO sur la sécurité alimentaire mondiale, qui se tenait du 14 au 17 octobre à Rome, Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, a averti que de telles réactions pourraient accroître les probabilités d’une nouvelle crise alimentaire l’an prochain. Et ce, malgré la récolte céréalière record qui est désormais escomptée en 2008. « Le climat de grande incertitude qui règne désormais sur les marchés internationaux et la menace d’une récession mondiale pourraient inciter les pays au protectionnisme et à la révision de leurs engagements en matière d’aide internationale au développement », a averti M. Diouf.

Le risque d’un autre cycle de prix record

Les prix des denrées sont en train de baisser, essentiellement face aux perspectives favorables de récolte mais aussi, entre autres, du fait d’un ralentissement de l’économie mondiale. Cela pourrait signifier une réduction des semis qui serait suivie d’une diminution des récoltes dans les principaux pays exportateurs. Etant donné que les stocks céréaliers demeurent bas, ce scénario pourrait aboutir, selon la FAO, à un autre cycle de prix alimentaires records l’an prochain, une catastrophe pour des millions d’êtres humains qui se retrouveraient dès lors sans ressources et sans crédit.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

L’impact de la crise financière pourrait aussi se faire sentir dans les pays en développement au niveau macro-économique, avec d’autres effets potentiellement négatifs sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, a également souligné le directeur général de la FAO. « Les emprunts, les crédits bancaires, l’aide publique au développement, les investissements étrangers directs et les envois de fonds des travailleurs pourraient tous être mis à mal par l’aggravation de la crise financière », a-t-il noté.