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Bactérie Eceh La crise sanitaire souligne les lacunes des réseaux d’alerte dans l’UE

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Alors que le 8 juin l’origine de la contamination provoquée par la bactérie mortelle Eceh n’était toujours pas identifiée, le ministre allemand de la santé, Daniel Bahr, a annoncé une régression de l’épidémie tout en reconnaissant des ratés de communication. Les tâtonnements et affirmations parfois apparemment contradictoires des autorités allemandes ont été critiqués par le commissaire européen à la santé, John Dalli. De son côté, le commissaire à l’agriculture, Dacian Ciolos, a estimé que l’UE « n’est pas assez équipée pour faire face à ce type de crise ». Lors du Conseil agricole, le 7 juin à Luxembourg, plusieurs ministres de l’agriculture ont souligné la nécessité de tirer les leçons des dysfonctionnements du système d’alerte rapide pour l’alimentation humaine et animale (RASFF), accusé d’avoir semé la panique chez les consommateurs de légumes, en signalant, à tort, les concombres comme une possible source de contamination.

Le ministre allemand de la santé a annoncé le 8 juin une régression de l’épidémie provoquée par la bactérie Eceh, après une réunion de crise avec les autorités régionales et le commissaire européen à la santé John Dalli. « Le temps n’est pas encore venu de lever l’alerte », a indiqué M Daniel Bahr, ajoutant que « le plus dur est maintenant derrière nous au niveau national ». « Il est crucial que les autorités nationales ne se précipitent pas pour donner des alertes non probantes, car cela crée des psychoses et des problèmes », a affirmé, pour sa part, M. Dalli. Dans une interview au quotidien allemand Die Welt daté du 8 juin, M. Dalli exhorte les autorités allemandes à coopérer plus étroitement avec des experts étrangers pour traquer la bactérie Escherichia coli qui, selon un bilan établi le 9 juin à la mi-journée, a fait 30 morts en Allemagne et un en Suède, et qui se traduit par des diarrhées sanglantes et des troubles rénaux parfois mortels. Le 7 juin à Luxembourg, la ministre belge de l’agriculture, Sabine Laruelle, avait estimé que les autorités allemandes avaient agi un peu « à la légère » en lançant une alerte européenne sur les concombres, alors que la crise sanitaire est circonscrite au nord de l’Allemagne. Après la fausse piste du concombre espagnol, les soupçons se sont portés sur des graines germées vendues par une entreprise allemande. Mais en date du 8 juin, aucun résultat ne s’est révélé positif. Le ministre allemand de la santé a reconnu « qu’il est tout-à-fait possible que nous ne trouvions pas la source de contamination ». La ministre allemande de l’Agriculture Ilse Aigner a répété le 6 juin que que la consommation de graines germées, de tomates et de concombres crus reste fortement déconseillée tant que la source de contamination ne sera pas identifiée.

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