La chaîne de restauration rapide privilégie un modèle très agile, en misant sur l’externalisation de son approvisionnement, et sur la franchise pour le développement commercial. Gares, stations-service et aéroports, en France et en Afrique, sont aujourd’hui ses zones de prédilection.
La chaîne de restauration rapide La Croissanterie va franchir le cap des 115 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’enseigne pour 2017, l’année de ses 40 ans, ont annoncé les dirigeants de l’entreprise le 29 septembre (après 100 millions d’euros en 2016). La société, quant à elle, a réalisé un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros. Mais elle ne communique pas sur sa rentabilité. Le réseau de 292 points de vente à fin 2017 continue son expansion, focalisé depuis deux ans sur les zones de flux et les stations-service d’autoroutes. Aujourd’hui, 180 restaurants sont implantés en zone de transports, surtout des gares. En octobre, la Croissanterie ouvrira pour la première fois dans un aéroport, celui de Bruxelles.
« Nous disposons de plusieurs formats de corners que nous proposons clé en main, et qui peuvent être montés en quelques jours seulement », a expliqué le fondateur de l’entreprise Jean-Luc Bret. Ce mode de fonctionnement est bien adapté à l’expansion sur les marchés lointains que vise tout particulièrement l’enseigne. Fin 2017, la Croissanterie est ainsi présente en Afrique francophone, avec 50 points de vente répartis entre 7 pays. Le réseau s’agrandit à une vitesse soutenue : après 40 ouvertures en 2017, le même nombre est planifié pour 2018. Les ouvertures se font pour partie au sein des stations-service Total, toujours par l’intermédiaire de franchisés. C’est d’ailleurs le mode de développement préféré de l’enseigne aujourd’hui.
Un modèle agile et économe en capitaux
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« Nous privilégions un modèle très agile et peu gourmand en capitaux, avec très peu d’ouvertures de points de vente en propre et pas de site de production pour les produits que nous commercialisation », explique Marie-Pierre Soury, p.-d.g. de la Croissanterie. « Nous travaillons avec 300 fournisseurs industriels, essentiellement en France, qui répondent parfaitement à nos attentes », justifie-t-elle. La plateforme logistique en Seine-et-Marne est sous-traitée, ainsi que la livraison des restaurants. Et l’enseigne n’a plus ouvert de restaurant en zone de commerce depuis trois ans.
A l’avenir, la Croissanterie, accompagnée depuis fin 2016 par CM-CIC Investissement (Agra Alimentation du 15 décembre 2016) va poursuivre sa percée en Afrique, notamment anglophone où les commerciaux ont commencé à prospecter. L’année prochaine sera aussi celle de la première ouverture en hôpital, à Lyon. Les aéroports français sont toujours une zone de développement visée : l’enseigne travaille avec plusieurs ensembliers, mais les appels d’offres groupés auxquels elle a participé n’ont pas été retenus jusqu’à présent.