Abonné

Cifog La demande de foie gras progresse sur les huit premiers mois de l’année

- - 3 min

Le marché du foie gras enregistre 6,3% de hausse d’achats des ménages en volume sur les huit premiers mois de 2009. Quant aux exportations françaises, elles ont augmenté de 12 % sur la même période.

Les Français veulent déguster du foie gras plus tôt cette année, tel est le constat des professionnels de la filière suite à la publication de l’étude TNS World Panel/Cifog (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras) /FranceAgrimer. Quant aux exportations françaises de préparations à base de foie gras, elles ont connu 12% de hausse durant les 8 premiers mois de l’année.
On constate l’enthousiasme des Français à l’égard du foie gras par la progression de la quantité d’achats des ménages pour leur consommation à domicile à hauteur de 6,3% du 27 janvier au 31 octobre, par rapport à l’année dernière. Quant au nombre de Français ayant acheté du foie gras à deux reprises, il s’élève à 37,1% fin octobre, contre 34,1% en 2008. Un engouement qui ne semble pas prêt de s’atténuer au moment des fêtes de Noël si l’on en croit les résultats d’un sondage Ipsos de novembre 2009. Mené auprès d’un millier de personnes interrogées, il révèle que 82% pensent consommer du foie gras lors des fêtes de Noël.

Adaptation des gammes
Mais comment expliquer cette hausse de la demande ? « Elle s’explique par une adaptation de la gamme des produits. Les petits conditionnements permettent un achat plus impulsif. Et le foie gras cru prêt-à-cuisiner est moins onéreux », explique Marie-Pierre Pé, secrétaire générale du Cifog. En effet, la plus importante hausse en valeur est celle du bloc de foie gras (3,9%). Viennent ensuite les conserves (3,3%), puis le foie gras entier (3,2%) et enfin le foie gras mi-cuit qui représente plus de la moitié du marché (2,1%).
Pour ce qui est de la demande extérieure en revanche, les professionnels relativisent. « Les exportations de foie gras en conserve ont augmenté de 14%. Par contre, le foie gras cru est en repli à cause de la baisse d’activité de la restauration à l’international. Et surtout en raison de la fermeture des frontières avec le Japon de février à mai (2009), suite à la découverte d’un cas d’influenza aviaire faiblement pathogène », explique Marie-Pierre Pé.
Quant aux prévisions pour la fin de l’année, la secrétaire générale du Cifog reste prudente : « Les huit premiers mois de l’année représentent 27% des quantités annuelles. Pour nous, les 3/4 des ventes restent à faire. »

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

FranceAgriMer
Suivi
Suivre