Depuis son lancement en 2010, la démarche FeL Partenariat a vu le nombre des entreprises adhérentes progresser de 90 %, passant de 41 à 78, ont annoncé le 20 janvier les responsables des trois fédérations à l’origine de la démarche (ANEEFEL, CSIF et UNCGFL). FeL partenariat, qui regroupe des opérateurs de la filière fruits et légumes frais (expéditeurs-exportateurs, importateurs et grossistes) est « une démarche collective d’autocontrôles qualité » en matière de « normalisation, d’hygiène, de qualité sanitaire et de traçabilité ». En 2015, les entreprises adhérentes à FeL partenariat ont commercialisé 1,7 million de tonnes de fruits et légumes frais.
L’ANEEFEL, le CSIF et l’UNCGFL ont organisé le 20 janvier une matinée d’information pour présenter la troisième convention FeL Partenariat dans le but de convaincre de nouvelles entreprises d'adhérer à la démarche. Selon Daniel Corbel, président de l’ANEEFEL, le client a la « hantise du produit chimique » et en ce sens, « la démarche peut le rassurer ». Gage de fiabilité, FeL Partenariat est reconnue par les pouvoirs publics, à travers une convention triennale signée avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Lors des contrôles, les résultats des entreprises adhérant à FeL Partenariat sont sensiblement identiques à ceux des autres opérateurs, selon Jean-Louis Gérard de la DGCCRF. Mais il concède que FeL Partenariat constitue, pour les pouvoirs publics, une présomption « de bonne foi ».
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Les entreprises venues témoigner ont déploré de ne pas pouvoir utiliser FeL Partenariat comme argument commercial, du fait de son manque de notoriété. À compter de 2016, le logo, jusqu’à présent apposé sur les documents type facture, pourra être affiché sur les emballages des fruits et légumes. Une initiative dont l’intérêt restera limité selon Georges Daniel, venu représenter les enseignes (FCD), car les emballages des grossistes ne sont pas visibles une fois les produits installés en magasin.
Le client a la « hantise du produit chimique » et en ce sens, FeL partenariat « peut le rassurer », estime Daniel Corbel