Abonné

Sopexa La dernière valorisation à moins de 30 millions d’euros

- - 3 min

La dernière estimation de la valeur de la Sopexa, la Société pour l’expansion des exportations agroalimentaires françaises, oscille entre 28 et 30 millions d’euros, indique-t-on de différentes sources, contre 36 millions deux ans auparavant. Cette valeur moins élevée tend à rapprocher les acheteurs et les vendeurs, dans la laborieuse cession de la part de l’État.

Un organisme indépendant diligenté par Ubifrance, l’organisme français pour le commerce extérieur, qui dépend de Bercy, a réalisé une expertise de la valeur de la Sopexa en juin. Cette dernière expertise en date situe la valeur de l’outil français de promotion des exportations agroalimentaires à 28-30 millions d’euros. Il y a deux ans, les services de l’État avaient estimé la valeur de l’établissement à 36 millions. Un montant jugé trop élevé pour les acheteurs potentiels de la part de l’État (25% des parts de la société), ayant le Crédit agricole comme chef de file. Il y a quelques mois, ceux-ci avaient estimé la valeur de la Sopexa à 18 millions d’euros. L’écart était trop large.

Un montant déjà plus accessible

L’écart entre les vendeurs et les acheteurs de la part de l’État doit être réduit, pour que la cession de cette part ait lieu. L’État doit la vendre pour que l’établissement bénéficie d’une Dotation de service public (DSP) de 15 millions d’euros pour 2008.

Jusque là, les pouvoirs publics voulaient vendre leur part pour 9 millions d’euros, soit le quart de la valeur la plus élevée, de 36 millions d’euros. Les acheteurs n’auraient mis sur la table que 4,4 millions, soit moins de la moitié de ce qu’attendait l’État. La semaine du 9 juillet encore, les acheteurs faisaient savoir qu’ils « n’entendaient pas mettre le double » (c’est-à-dire 9 millions), qui aurait correspondu à la valorisation de 36 millions d’euros d’il y a deux ans.

L’estimation de 28-30 millions ramènerait la part de l’État à 7-7,5 millions. Un montant déjà plus accessible pour les acheteurs potentiels. Certaines sources estiment qu’un accord pourrait être trouvé autour d’une valorisation de l’entreprise à 23 millions d’euros, soit un peu moins de 6 millions pour la part de l’État.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

L’État est représenté dans le capital de la Sopexa par Ubifrance, sous la tutelle du ministère des Finances, et par les offices agricoles, sous la tutelle du ministère de l’Agriculture.

Si jusque là l’État maintenait la valeur de sa part à 9 millions (ce qui valorisait l’établissement à 36 millions), c’est parce que la Sopexa est un bien commun, a expliqué Philippe Vinçon, sous-directeur des échanges internationaux au ministère de l’Agriculture, lors de la conférence tenue le 12 juillet par la Sopexa Voir AGRA-Presse Hebdo n° 3 113 du 16/07/07, page 44.. En outre, l’État n’est pas un vendeur comme un autre. S’il sous-évalue sa part, on pourra lui reprocher d’avoir subventionné de fait les acheteurs.

Mais il faut que la cession ait lieu. « Il ne faut plus tarder », avait averti Dominique Chardon le 12 juillet. « À partir d’octobre, c’est le compte à rebours », car à cette période le budget 2008 doit être établi, et inclure, les dirigeants de la Sopexa y comptent bien, la DSP de 15 millions d’euros.