La Fédération nationale de la chasse et la Direction générale de l’enseignement agricole ont signé le 24 février lors du SIA une convention de trois ans pour un travail commun dans les établissements de l’enseignement agricole, destinée à protéger la faune sauvage et à en valoriser la viande.
La petite faune sédentaire des plaines disparaît des campagnes. Les populations de perdrix grises, lièvres, alouettes, pigeons… fondent. Exemple : en Picardie, on comptait 60 couples de perdrix grises pour 100 ha cinq ans seulement en arrière, contre 10 à 20 couples aujourd’hui.
« La petite faune souffre de parcelles de plus en plus grandes, de rotation de plus en plus homogène et d’une moindre potentialité alimentaire », explique Constance Lacaux, chargée des dossiers agricoles à la Fédération nationale des chasseurs.
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En parallèle à ces problèmes d’habitat et de nourriture, le réseau SAGIR (suivi sanitaire de la faune sauvage française) observe une chute du taux de reproduction et une mortalité accrue par maladie.
Des pratiques agricoles plus favorables aux animaux
La Fédération nationale de la chasse et la Direction générale de l’enseignement agricole vont mener un travail commun pour expérimenter différentes solutions pour protéger la petite faune, telles que la mise en place de couverts (haies, bandes enherbées…) ou l’adoption de pratiques plus favorables aux petits animaux notamment dans l’usage des machines agricoles (éviter de détruire les nids et les couvées…). Une soixantaine d’établissements attendaient le cadre de la convention pour débuter des actions communes. Les écoles vétérinaires sont également concernées, elles intègreront la règlementation s’appliquant à la faune sauvage dans les référentiels de formation. La Fédération des chasseurs pourra également intervenir dans les établissements sur des thématiques ciblées. Un autre aspect de la convention porte sur la création d’une filière de valorisation de la viande de chasse (gros gibier cette fois) devenue excédentaire pour les chasseurs. La France compte 1,4 million de chasseurs et un quart des agriculteurs s’adonne à cette pratique. L’activité de la chasse en France génère un chiffre d’affaires de 2,8 milliards d’euros, selon la Fédération.