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BOISSONS/STRATÉGIE La distillerie Eyguebelle investit 900 000 € dans un outil de pasteurisation

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Fabricant de sirops et de liqueurs installé dans la Drôme Provençale, Eyguebelle vient de se doter d'une machine qui lui ouvre de nouveaux marchés, notamment à l'export.

Avant, les sirops étaient confectionnés par les grands-mères et dégustés par les enfants. Aujourd'hui, le marché est international et les produits innovants trouvent leurs places sur différents segments de marché. Pour maintenir ses ventes et fournir une clientèle large, Eyguebelle, installée à Valaurie dans la Drôme Proven-çale a achevé fin juillet un investissement de 900 000 euros pour se doter d'un outil de pasteurisation. Ce nouveau procédé de fabrication permet « d'éliminer le E et d'éviter l'emploi de conservateurs ». La distillerie se tourne ainsi vers le marché bio, dans la continuité de ses procédés de fabrication qui utilisent déjà des arômes naturels, du pur sucre de canne et des fruits issus de la vallée du Rhône, quand c'est possible, pour la fabrication de ses sirops.

ADAPTER LE PRODUIT À CHAQUE PAYS

Cet investissement est la conséquence d'un nouveau marché décroché auprès de Carrefour et sa marque Reflets de France. La MDD représente 50 % du chiffre d'affaires de la distillerie qui s'est élevé à 13,8 M€ en 2014. L'investissement aura également des répercussions sur les deux autres typologies de clientèle de la distillerie : sa propre marque (40 % de son chiffre d'affaires) et l'export (10 %). « Nous comptons équilibrer les portefeuilles grâce aux innovations produits », affirme le dirigeant. L'export est ainsi passé de 7 à 10 % de 2013 à 2014.

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Si en France, le marché reste tiré par cinq parfums « classiques » (la menthe, la grenadine, la fraise, le citron et la pêche), les marchés à l'export exigent plus d'inventivité. « Les pays de l'Est sont friands de sirops aux légumes… », explique notamment Frédéric Fichet. A l'étranger, les produits Eyguebelle entrent dans la composition des cocktails, via le réseau des bars et discothèques. « Il nous faut travailler la recette, mais aussi le packaging pour adapter le produit à chaque pays. »

Eyguebelle dispose de 130 références pour les sirops et 120 pour les spiritueux. « Le renouvellement est permanent. Une dizaine d'innovations voit le jour chaque année, quand autant de produits sont mis en sommeil. » Des sirops aux plantes (thym, basilic, verveine) sont distribués depuis deux ans dans les réseaux spécialisés comme les jardineries. Un sirop de nougat de Montélimar a été imaginé avec un partenaire local. Un sirop au mojito tenait la barre haute sur les linéaires cet été. « Il faut sans cesse animer le marché pour gagner des parts de marché. »