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La FAO appelle à mieux préserver les forêts pour la sécurité alimentaire

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L’agriculture demeure le principal moteur de la déforestation dans le monde, et il est donc urgent de favoriser des interactions plus positives entre l’agriculture et les forêts, souligne la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) dans son rapport annuel sur la situation des forêts du monde publié le 18 juillet en ouverture de la Semaine mondiale des forêts. Entre 2000 et 2010, il y a eu une perte nette de superficie forestière de 7 millions d’hectares par an dans les pays tropicaux et un gain net de superficie des terres agricoles de 6 millions d’hectares par an. Mais entre 2010 et 2015, les pertes de superficies forestières ont été en partie compensées par l’effet conjugué d’une expansion naturelle des forêts, souvent sur des terres agricoles abandonnées (2,2 millions d’hectares par an), et de l’établissement de forêts de plantation (3,1 millions d’hectares par an). Dans les zones tropicales et subtropicales, la déforestation est imputable à l’agriculture commerciale à grande échelle (40 %), à l’agriculture de subsistance locale (33 %), aux infrastructures (10 %), à l’expansion urbaine et à l’extraction minière (7 %). Des différences importantes existent selon les régions : l’agriculture de rente est responsable de près de 70 % de la déforestation en Amérique latine, mais d’un tiers seulement en Afrique, où la déforestation tient davantage à la petite agriculture. En général, les pertes de superficie forestière sont d’autant plus importantes dans les pays à faible revenu que les investissements dans l’agriculture et les forêts sont modestes, constate la FAO.

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Pourtant, assure la FAO, des forêts gérées correctement présentent un potentiel énorme pour promouvoir la sécurité alimentaire. Et de souligner que plus d’une vingtaine de pays ont réussi à améliorer leur sécurité alimentaire tout en maintenant ou en augmentant leur couvert forestier. Des réussites qui reposent sur des cadres juridiques efficaces, la sécurité des droits fonciers, des mesures pour réglementer la réaffectation des sols, des politiques encourageant l’agriculture et la foresterie durables, un financement adéquat et une définition claire des rôles et des responsabilités des gouvernements et des communautés locales.