Une rétribution des agriculteurs judicieusement ciblée contribuerait à la protection de l’environnement et à affronter les préoccupations croissantes liées aux changements climatiques, à la perte de biodiversité et aux ressources en eau, estime la FAO, dont les pays membres étaient réunis du 19 au 24 novembre à Rome.
«L’agriculture peut à la fois provoquer la dégradation des sols, de l’eau, de l’air et des ressources biologiques de la planète et en améliorer la qualité ; tout dépend des décisions que prennent plus de 2 milliards de personnes qui vivent directement de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche ou de l’exploitation des ressources forestières. Il est donc primordial de garantir des incitations adaptées à ces personnes », écrit Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, dans l’avant-propos du rapport 2007 sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture publié le 15 novembre par l’organisation.
Des risques toutefois
Les mesures d’incitation actuelles favorisent la production d’aliments, de fibres et, de plus en plus, de biocarburants, mais elles ont tendance à sous-estimer d’autres services bénéfiques dispensés par les agriculteurs, tels que le stockage du carbone, la lutte contre les inondations, la fourniture d’eau salubre ou la conservation de la biodiversité, remarque le rapport de la FAO.
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Celle-ci estime que la rémunération des services environnementaux inciterait les agriculteurs à adopter de meilleures pratiques agricoles, voire à neutraliser la pollution engendrée dans d’autres secteurs.
Toutefois, relève la FAO, « dans certains cas, la rétribution des agriculteurs pourrait accroître la pauvreté et menacer la sécurité alimentaire, en particulier si elle devait entraîner une diminution du nombre d’emplois agricoles ou un accroissement des prix des denrées alimentaires ».