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La FCD met en garde contre des baisses de volume

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Dans son premier bilan des négociations commerciales, dressé la semaine dernière, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution a annoncé que l’augmentation globale des prix, alimentaires et non alimentaires, serait « modérée, de l’ordre de 2% », selon Jacques Creyssel, délégué général de la FCD. Cette hausse moyenne de 2% cache de fortes disparités : elle concerne la totalité des produits, alimentaires et non alimentaires, pour lesquels les négociations tarifaires annuelles entre les groupes de distribution et leurs fournisseurs  s’achevaient le 1er mars. Pour les seuls prix alimentaires leur augmentation serait «certainement un peu supérieure» à cette moyenne de 2%.
La FCD fait état de quelques hausses estimées pour plusieurs produits de première nécessité : le prix des farines devrait progresser en moyenne de 15 à 20%, celui des pâtes alimentaires de 5 à 10%, le café de 10 à 20% et le beurre de 4 à 8%. De même, le prix de l’huile devrait augmenter de 5 à 8%, celui du fromage de 2 à 4%, le pain de 5 à 7% et les biscuits entre 3 et 10%. Certains articles devraient toutefois échapper au mouvement de hausse, comme les plats cuisinés, certaines eaux minérales, le riz ou encore les glaces.
La hausse des prix devrait se concrétiser « progressivement, au fur et à mesure de la mise en place dans les magasins, des politiques de chaque enseigne », a souligné M. Creyssel en rappelant que ces négociations ne concernaient qu’une partie des produits (30 à 50% de l’offre), à l’exclusion des MDD, des fruits et légumes et de la viande fraîche. La FCD se félicite du rôle qu’a effectivement joué la LME puisque, en permettant une plus grande négociabilité des tarifs, elle a limité les hausses : 2 à 3% contre 6 à 8% proposés initialement par les industriels.
Les politiques promotionnelles vont bien évidemment perdurer toute cette année, poursuit la FCD, et les MDD continuer à se développer tout en restant en moyenne 25% moins chères que les marques nationales.
La FCD ne manque pas d’évoquer aussi l’incidence négative sur les volumes vendus des hausses déjà pratiquées. Selon les données du Panel Kantar publiées par FranceAgriMer, la viande se situe ainsi début 2011 à un prix supérieur de 5,5% à celui de la même période de 2010 mais les volumes sont en diminution de 5,3%. Pour les produits de charcuterie, les prix ont augmenté de 1,6% et les volumes ont baissé de 1,5%. La volaille a pris 6% de hausse et ses ventes ont baissé de 6,3%, etc.

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