Dans un communiqué publié le 18 mars, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution se félicite de ce que les prix des produits alimentaires en 2013 demeureront stables. Elle y voit le résultat de « sa capacité de négociation et de la LME », sans lesquelles « les prix des produits alimentaires auraient augmenté de près de 5% en 2013, ce qui serait inacceptable pour le consommateur, dans le contexte actuel ». La FCD dit avoir pris en compte « quand elle était justifiée, avec un effort marqué pour les PME, la hausse des prix des matières premières ». Elle cite ainsi le cas des viandes, huiles, farines et certains produits laitiers. Elle en veut pour preuve une augmentation de 4% consentie pour les PME de la charcuterie, « alors que les mêmes produits fabriqués par des grands groupes restent stables ». Une vision que ne partage pas totalement la FICT (Fédération des industriels charcutiers traiteurs) qui nous a précisé que le niveau des prix des matières premières était loin d’être revenu aux niveaux enregistrés en 2011 et les ajustements consentis par la distribution ne permettaient pas aux industriels d’améliorer leur situation. Il faudra attendre quelques mois pour voir s’ils arrivent à s’en sortir, En revanche, la FCD note avoir répercuté des baisses du fait de celle des matières premières pour les produits à base de sucre, café, chocolat. Certains produits ont vu leurs prix augmenter du fait des taxes, comme certaines boissons. Réfutant par avance toute attaque sur sa politique de chercher les prix les plus bas au nom de la défense des consommateurs, la FCD estime que « les hausses demandées par certains grands groupes industriels étaient déraisonnables et injustifiées ». Elle juge que ces grandes industries doivent « prendre en compte la variable pouvoir d’achat et jouent la transparence », comme le font les enseignes en publiant leurs marges nettes, affirme-t-elle. Et de faire valoir que les « grands groupes industriels se portent bien : +13% de marges depuis 2008 (+68% depuis 2000) alors que les enseignes de la distribution ont des marges historiquement faibles : -13% depuis 2008 (-14% depuis 2000) ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.