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France Vin Bio La fédération interprofessionnelle du vin bio fait peau neuve

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La fédération interprofessionnelle du vin bio fait peau neuve et devient France Vin Bio, a indiqué son nouveau président, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Paris le 12 septembre. Son objectif est d’accompagner l’essor du vin bio dans les nouveaux défis qui l’attendent.

La Fédération nationale interprofessionnelle des vins de l’agriculture biologique (Fnivab) change de nom pour s’appeler France Vin Bio, et aura pour mission d’accompagner le développement de la filière du vin bio dans le pilotage des marchés : il faudra organiser la filière de telle sorte que la commercialisation suive la forte augmentation des volumes pour éviter un effondrement des cours qui compromettrait la viabilité des exploitations, a indiqué la nouvelle fédération interprofessionnelle.
 
Après les conversions, convaincre consommateurs et négociants
« Notre objectif est de promouvoir les vins bio auprès des consommateurs. La profession a fait un gros travail avec de nombreuses conversions en bio de producteurs. Il faut maintenant convaincre les consommateurs », a indiqué Richard Doughty. Le nombre d’exploitations viticoles bio est passé de 1 639 en 2006 à 4 927 en 2012. Dans le même temps, les surfaces de vigne bio sont passées de 14 632 hectares à 40 449 en 2012, avec une projection à 51 439 hectares pour 2013, selon France Vin Bio.
De plus, l’arrivée sur le marché des caves coopératives génère des volumes à même de répondre à certains marchés (grande distribution, export), sur lesquels les vignerons indépendants ne pouvaient se positionner seuls, précise-t-on à France Vin Bio. Cette offre « doit aussi être structurée de manière intelligente, pour permettre aux vignerons apporteurs de se maintenir en bio à des prix justes et rémunérateurs ». De même, la conversion récente de vignerons vraqueurs « présente les mêmes avantages, mais pose aussi les mêmes questions ». Enfin, maintenant qu’une grande vague de vignerons bio est parvenue au stade de la production, après les trois années de conversion, il faut que les vignerons convainquent les négociants d’acheter le vin à des prix plus élevés qu’avant la conversion, a poursuivi Richard Doughty.
 
Avec l’adhésion du Languedoc-Roussillon, l’arrivée du gros des troupes
La nouvelle fédération ne fait pas que changer de nom. Elle change de dimension, avec l’arrivée en son sein de la plus importante association interprofessionnelle régionale, celle du Languedoc-Roussillon. La région compte en effet 20 800 hectares de vignoble bio, à comparer avec 14 800 en région Paca, 9 800 en Aquitaine et 2 600 en Bourgogne. « C’est une association bien structurée, qui apporter un appui précieux à France Vin Bio », a précisé Richard Doughty. Ce dernier, vigneron en Dordogne, est vice-président du Syndicat des vignerons bio d’Aquitaine (SVBA).
La fédération interprofessionnelle souhaite l’adhésion des associations régionales d’Auvergne, de Corse, de Franche-Comté, d’Alsace, a ajouté Alain Réaut, un des fondateurs, et président de la Fnivab jusqu’à sa transformation.
La nouvelle fédération aura aussi pour tâche de conduire en 2015 la révision du règlement du vin bio d’août 2012 : en effet, trois ans après l’entrée en vigueur du règlement qui définit ce qu’est un vin bio (un vin issu de la viticulture biologique et vinifié sous cahier des charges bio), un bilan d’étape sera dressé, et les familles professionnelles devront y être associées, selon le vigneron champenois.

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