Après l’inscription sur la liste des entreprises dépendant des secteurs fermés administrativement pour cause de Covid, la fédération des métiers de la viande (Fedev) demande un reste à charge nul pour le chômage partiel.
Les exonérations de charges dont vont pouvoir bénéficier les entreprises de la viande dépendant de la RHD constituent « une bouffée d’oxygène », a déclaré François Lesage, président de la commission sociale de la Fedev (métiers de la viande) à Agra Presse le 6 novembre. Mais elles « ne résoudront pas le problème du maintien de la rentabilité », alors que le deuxième confinement s’annonce « beaucoup plus brutal » que le premier pour ces entreprises, les professionnels observant un moindre report des ventes en grande distribution. Un décret paru le 3 novembre au Journal officiel les a ajoutées à la liste S1 bis des petites et moyennes entreprises (jusqu’à 50 salariés) dépendant des secteurs touchés par les mesures de confinement, leur donnant droit à des exonérations sociales et fiscales renforcées (1).
Le dossier du chômage partiel avance
La Fedev réclamait cette mesure par « égalité de traitement » avec certains de ses concurrents, qui bénéficiaient de ces exonérations, comme les grossistes ou les fabricants de produits transformés. La fédération des métiers de la viande demande désormais un « éclaircissement » sur ce texte, qui cite le commerce de la viande, mais pas les industries, explique M. Lesage. Elle souhaite aussi un reste à charge nul pour les mesures d’activité partielle (contre 15 %). Un dossier qui « est en train d’évoluer », glisse-t-il.
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Enfin, « nous voulons que l’État mène des actions auprès des assurances pour indemniser les pertes de matières », ajoute celui qui est cogérant de Lesage et fils (Nord). Son entreprise, (92 salariés pour 34 M€ de chiffre d’affaires) réalise 72 % de son CA avec la restauration. « Nous avons 600 000 € de stocks avec une DLC de 30 jours. Ce sont des produits qu’il faut écouler, car tout n’est pas congelable. » Lesage a par exemple « mis en place une opération de déstockage massif auprès des particuliers », une clientèle inhabituelle pour l’entreprise. Comme le déplore François Lesage, « les assurances ne prennent aucune perte en charge, alors que la perte de marché n’est pas de notre fait ».
Pour la Fedev, les assureurs doivent indemniser les pertes de matières
(1) Voir n°3765 du 9/11/2020