Abonné

Emploi > La FGA CFDT très inquiète pour l’emploi en 2004

- - 2 min

Déjà fortement préoccupée en 2003 par l’évolution de l’emploi dans l’industrie agroalimentaire  , la Fédération générale agroalimentaire CFDT se montre alarmiste pour cette année.

Notre principale inquiétude est que le secteur perde cette année davantage d’emplois qu’il n’en crée », explique en substance Hervé Garnier, secrétaire général de la FGA CFDT. Au vu des résultats des entreprises et de l’état de certaines filières, on peut craindre que la balance soit négative cette année, affirme-t-il.

Si elle « hésite à donner des chiffres » sur les suppressions d’emplois qu’induiraient les programmes de restructuration annoncés ou prévisibles, la Fédération se dit incapable de mesurer l’impact des difficultés dans la volaille, le lait ou le porc, espérant que sous les pressions syndicales, « une partie de la casse pourra être évitée ».

Rumeurs préoccupantes

A propos des opérateurs, le syndicat se fait l’écho de rumeurs préoccupantes sur le groupe Doux. Le numéro un français de la volaille, qui avait accusé 20 millions d’euros de pertes en 2002, serait confronté à la nécessité de céder des actifs (tels Père Dodu à LDC), ou, à défaut, encourrait le risque d’un dépôt de bilan, rapporte-t-on. « Nos experts pensent que le risque est réel », soulignent les responsables de la Fédération.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Industrie agroalimentaire
Suivi
Suivre

Du côté de France Champignon, les incertitudes ne sont pas encore levées sur l’arrivée du fonds d’investissement Butler. L’issue des longues négociations pourrait être connue à la fin du mois de mars. Dans le cas d’un échec, la FGA CFDT exprime des craintes pour le devenir de l’entreprise, et de la filière française du champignon.

Enfin, la Fédération redoute que LU ne fasse pas l’objet de « quelques mauvaises nouvelles d’ici la fin de 2004 ». Les assortiments de biscuits ne se vendent pas, constate Hervé Garnier, s’interrogeant sur le sort réservé à l’usine de Château-Thierry. Lors de la récente présentation de ses résultats, le groupe Danone a expliqué qu’il entendait récolter les fruits de la réorganisation de sa branche au second semestre 2004, mais conservait ouvertes toutes les options  Agra Industrie n° 52 du 19 février 2004.