La Fédération de l’industrie avicole (FIA) a condamné lors de son assemblée générale du 21 juin « des débats de détails ou pire, de personnes » paralysant la naissance d’une interprofession. Une interprofession nécessaire à la récolte de fonds pour lancer une grande campagne de communication à l’horizon 2008…
«Jouons collectif », a lancé le 21 juin, Alain Meulot, le président de la Fédération des industries avicoles (FIA), lors de l’assemblée générale de sa fédération. « Face à la crise aviaire, notre cohésion a été porteuse d’actions efficaces. Il est dommage que cette cohésion ait aujourd’hui quelques hésitations », a-t-il ajouté. Objet de ces critiques à demi voilées : les freins à la mise en place d’une interprofession volailles qui traîne depuis plusieurs années. Sans mettre en cause des organisations ou des individus, Alain Meulot condamne « des débats de détails ou pire de personnes, les interlocuteurs n’ayant pas le sens de l’intérêt général donc de leur propre intérêt à long terme ». « Faut-il changer des personnes ? » interroge-t-il ouvertement.
La FIA souhaite mettre en œuvre pour mars 2008 un grand plan de communication pour relancer la consommation, avec une déclinaison de la désormais célèbre Fraîche attitude, à savoir « Consommez de la volaille 5 fois par semaine ». Mais pour cela la filière a besoin d’argent et en partie public. Un argent que le ministère de l’Agriculture conditionne à la mise en place d’une interprofession. « Le ministère a vivement encouragé la filière à s’organiser en interprofession et cela n’a pas abouti », a regretté Marie-Hélène Le Hénaff, sous-directrice de l’élevage à la Direction générale des politiques économique, européenne et internationale (DGPEI). « Il est scandaleux de dire ou de penser qu’on ne peut rien donner à la filière volailles tant que l’interprofession n’est pas faite », a ajouté Alain Meulot.
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L’ interprofession volailles multi-espèces semble aujourd’hui écartée, mais une deuxième voie pourrait être la mise en œuvre d’une fédérations d’interprofessions. Si les interprofessions dinde (Cidef), pintades (CIP), label (Synalaf) et la récente du canard, existent déjà, il ne manque plus que celle du poulet de chair. La récente création d’un comité poulet semble constituer un premier pas…