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Volaille La FIA appelle ses partenaires de la filière à reprendre la main

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La Fédération des industries avicoles appelle ses partenaires de la filière à promouvoir la volaille française en vue de reconquérir les consommateurs. Au mois de février, sous l’effet des annonces sur la grippe aviaire, les ventes se sont repliées de 10 à 15 % en volume sur le marché français.

Le phénomène a été sensible sur plusieurs marchés européens : marqués par les images de massacre de poulets en Asie, les consommateurs ont boudé les viandes de volailles. La baisse de la consommation a atteint certaines semaines jusqu’à 40 % en volume en Italie, tandis qu’elle a oscillé en Allemagne, comme en France, entre 10 et 15 % au mois de février (achats des ménages et collectivités confondus). Certes, convient André Lepeule, délégué général de la Fédération des industries avicoles (FIA), il est difficile de distinguer la part qui revient à la grippe aviaire de celle liée à la désaffection des viandes de boucherie, ou à l’impact des vacances de février. Reste que seules les volailles entières et les découpes ont pâti de la baisse tandis que les produits élaborés ont poursuivi sur leur lancée.

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Réassurer

Si les ventes se redressent actuellement, mais sans atteindre les niveaux escomptés, la FIA propose à ses partenaires de la filière (accouveurs, fabricants d’aliments…) de se réunir dans une association, qui engagerait un programme de promotion de leurs volailles. L’enjeu consiste à réassurer les consommateurs, en leur rappelant les règles de production, de traçabilité et les spécificités de la viande de volaille, pour leur redonner envie de consommer, explique André Lepeule. Pourraient être envisagées des identifications sur les produits, des actions de relation presse… La démarche se veut une réaction rapide, et modeste à ses débuts en terme de moyens puisqu’un budget de 100 000 à 150 000 euros y suffirait. Mais elle pourrait dans un second temps présager d’une campagne plus significative, qui serait davantage du ressort d’un travail interprofessionnel. En attendant, certains ont déjà donné un avis favorable ou un accord de principe à la création de cette association.