Les principaux partenaires de la chaîne alimentaire vont organiser en avril prochain une table ronde pour apporter leur contribution aux ambitions affichées de l’UE en matière de consommation et de production durables. La rencontre se penchera notamment sur les principaux défis en matière de « durabilité » tels que la réduction des déchets, l’efficacité des ressources, la conservation de l’eau et le changement climatique.
Ciblée sur les produits alimentaires et les boissons, la table ronde réunira les agriculteurs et leurs fournisseurs, les négociants agroalimentaires, les producteurs d’aliments et de boissons, les fournisseurs de produits d’emballage, les organisations de récupération des emballages et des représentants de la société civile. Elle a pour ambition d’apporter « une valeur ajoutée indéniable » aux initiatives présentées dans le « Plan d’action de juillet 2008 de la Commission européenne sur la consommation et la production durables et sur une politique industrielle durable ».
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Manque d’outils communs d’évaluation
Selon les organisateurs, une des premières priorités de la table ronde consistera à faciliter un accord pour des méthodes d’évaluation environnementale uniformes et scientifiquement fiables pour les denrées alimentaires. « De plus en plus, les consommateurs européens veulent être certains que les produits alimentaires qu’ils achètent et consomment sont non seulement sûrs, sains, nutritifs et abordables en termes de prix, mais qu’ils respectent également les critères les plus stricts en matière de durabilité environnementale », explique Jean Martin, président de la CIAA (Confédération des industries agroalimentaires de l’UE). En plus des principales organisations de la chaîne alimentaire, la table ronde cherchera à travailler en étroite collaboration avec tous les services concernés de la Commission européenne. Elle pourra compter sur le soutien de l’Agence européenne pour l’environnement et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), veillant ainsi à ce qu’elle reste alignée sur l’agenda européen et international pour la consommation et la production durables. Les organisations de consommateurs et les distributeurs ont également été invités à y participer. « En rassemblant l’expertise de l’ensemble de la chaîne de valeur alimentaire, la table ronde deviendra un point de référence sectoriel incontournable, également pour le futur forum des distributeurs », note de son côté le sénateur Feargal Quinn, président d’EuroCommerce. Un échange d’informations entre les deux initiatives permettra, selon lui, de mettre en commun l’expertise, de favoriser la cohérence et d’éviter tout double emploi.