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Luzerne déshydratée La filière attend un vrai plan protéines

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À quelques jours de la tenue du prochain Conseil supérieur d’orientation de l’agriculture (CSO), attendu le 11 février, Jean-Pol Verzeaux, président de Coop de France déshydratation, espère du ministre de l’Agriculture un plan protéines qui ne laisse pas tomber la luzerne. Le CSO doit en effet décider quelles modalités françaises seront arrêtées pour appliquer la « boîte à outils » de la Pac et ses nouvelles orientations, dont un « plan protéines ».

La filière de la luzerne déshydratée se positionne, dans la dernière ligne droite avant la décision du CSO, attendue le 11 février, pour un plan protéines qui ne laisse pas péricliter la culture de la luzerne. Jean-Pol Verzeaux, président de Coop de France déshydratation, espère du ministre de l’Agriculture un plan protéines conforme à ses intentions déclarées. « Nous attendons avec sérénité de voir ce qui sortira de la’’boîte à outils’’que le ministre vante », a-t-il déclaré le 29 janvier.

Le président de Coop de France déshydratation rappelle que toutes les sources de protéines sont nécessaires, le déficit européen étant de plus de 75% et la demande mondiale étant en hausse. Dans ce contexte, la luzerne est bien placée car elle présente le meilleur rendement en protéines à l’hectare, « loin devant toutes les autres espèces » : il suffit de 0,43 hectare de luzerne pour produire une tonne de protéines, alors qu’il faut 1,03 hectare de soja pour une tonne de protéines. Tout cela avec une plante qui fixe les sols et l’azote atmosphérique.

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La filière de la luzerne compte des alliés, outre l’Union nationale interprofessionnelle des protéagineux (Unip) : des ONG comme le WWF, les apiculteurs, les chasseurs, le réseau des Civam (Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural).