Les groupes britannique ABF (Associated Britsh Food) et Ensus (propriété de l’allemand Südzucker) ont annoncé qu’ils pourraient fermer leurs usines de production de bioéthanol (à partir de blé notamment), indique le média Reuters dans un article du 26 juin. ABF a, de son côté, précisé que la fermeture de son site pourrait intervenir avant le 13 septembre (correspondant à la clôture de son année fiscale) s’il n’obtenait pas de soutien de la part des autorités. Le nouvel accord de libre-échange conclut entre le Royaume-Uni et les États-Unis est pointé du doigt par les industriels. Pour rappel, l’accord supprime les droits de douane de 19 % sur l’éthanol états-unien, dans la limite d’un quota de 1,4 milliard de litres, ce qui représente la totalité du marché britannique du biocarburant, soulève le média. Les deux sites représentent à eux seuls la quasi-intégralité de la production nationale, et génèrent des milliers d’emplois.
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Le groupe ABF a précisé qu’il allait entamer « des consultations avec ses salariés en vue d’une fermeture ordonnée de son usine, tout en poursuivant les discussions avec le gouvernement, qui se serait désormais engagé à trouver une solution durable », peut-on lire dans l’article. Il réclame par ailleurs l’augmentation du taux d’incorporation d’éthanol dans l’essence britannique de 10 % à 15 %, et de soutenir le développement du carburant d’aviation durable (SAF ou CAD). Il demande également une aide financière temporaire allant jusqu’à 150 millions de livres sterling. Ces potentielles fermetures constitueraient une défaite pour le Premier ministre britannique travailliste Keir Starmer, qui avait salué l’accord commercial, le décrivant comme un moteur pour les entreprises, garantissant la protection des emplois et favorisant l’investissement.