FranceAgriMer annonce la signature par la filière céréalière d'une charte visant la relance du transport par voie d'eau. Le secteur fluvial compte ainsi améliorer son offre et confirmer son potentiel de développement.
«LES membres du Conseil spécialisé pour la filière céréalière ont signé le 14 mai la charte “Objectif compétitivité : une ambition pour la filière fluviale”, portée par l'association Entreprendre pour le fluvial », selon un communiqué de FranceAgriMer le 20 mai. Il s'agit d'« offrir une cale renouvelée, à la fois conforme aux besoins des acteurs et aux contraintes du réseau fluvial (petit et grand gabarit), moderne et innovante grâce à la formation de la batellerie », poursuit FranceAgriMer. Entreprendre pour le fluvial mobilisera des financements privés et publics, via notamment la BPI (Banque publique d'investissement). Plusieurs enjeux sont identifiés : la mondialisation des échanges et la croissance commerciale ; le souhait des entreprises utilisatrices de gagner en compétitivité ; la transition énergétique en faveur d'un transport durable, limitant les émissions de gaz à effet de serre. « La filière céréalière s'est fortement engagée depuis plus de dix ans en faveur du développement de ce mode de transport, à la fois économique et écologique, parfaitement adapté aux pondéreux », souligne le communiqué.
Arbitrage dans le transportEn 2013, le trafic fluvial de produits agricoles a grimpé de 4,6 % en tonne-kilomètre, d'après les chiffres de VNF (Voies navigables de France), qui voit là une preuve de « l'attractivité et la compétitivité » du transport par l'eau. « Dans le contexte actuel de mondialisation des échanges et de concurrence accrue, son potentiel de développement se confirme », peut-on lire dans la nouvelle charte. Bernard Valluis, président délégué de l'ANMF (Association nationale de la meunerie française), met en perspective le projet de canal Seine-Nord Europe, relancé par l'engagement financier de l'Union européenne, et dont l'ouverture est prévue en 2022. « La charte s'inscrit dans un contexte d'arbitrage entre la route, le fer, l'eau, rappelle-t-il. Avec le projet de canal Seine-Nord Europe, cela renforce l'alternative au camion pour le transport de grain. »
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