Interrogé par Agra Presse le 14 mai, le président de la Fédération nationale des producteurs de fruits à cidre (FNPFC) Thomas Pelletier s’est dit préoccupé pour la filière cidricole. « On ne peut pas dire qu’on soit très satisfaits pour l’instant des réponses [du ministère de l’Agriculture]. On a besoin d’un peu plus de visibilité sur le marché et pour l’instant cela ne nous en donne aucune », a-t-il déclaré, à la suite de la réunion de crise du 12 mai. La profession espère une réponse positive de l’UE pour retirer du marché 200 000 hectolitres de boisson et 100 000 tonnes de pommes. Concernant sa demande de 500 000 euros en soutien de communication de sortie de crise, le ministre a répondu « qu’on pouvait avoir 100 000 euros dans la limite de 15 % du budget total qu’on y mettrait », a indiqué Thomas Pelletier. Quant aux mesures d’aide aux entreprises, Didier Guillaume aurait promis une baisse de 50 % des charges patronales, alors que la filière espérait aussi une exonération des charges sociales pour les exploitants. Une mesure jugée insuffisante par la coprésidente du syndicat des cidriers indépendants (CIF) Morgan Berthelot : « J’ai des confrères qui ont 95 % de chiffre d’affaires en moins. Pour eux, cela n’aura aucun impact puisqu’ils sont au chômage technique. »
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