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Vins de pays La filière dévoile les règles des vins des vignobles de France

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Les représentants du négoce et de la production ont présenté le 3 novembre les règles de fonctionnement de la future dénomination « vins de pays des vignobles de France ». Ils espèrent pouvoir utiliser cette dénomination dès 2006 à partir de la récolte de 2005 et vendre 150 000 hl la première année.

Les représentants de la production et du négoce ont présenté la nouvelle dénomination « vins de pays des vignobles de France » dont la création va faire l’objet d’une demande auprès de l’Onivins et des pouvoirs publics voir Agra presse n°3028 du 31 octobre 2005, page 28, « Les vins de pays des vignobles de France sur les rails ». Les « vins de pays des vignobles de France » ne concerneront que des vins de pays agrées. Pour la création d’une marque portant cette dénomination, producteurs et metteurs en marché devront signer un partenariat pluriannuel (minimum 3 ans) fixant un prix d’achat du vin et un volume (minimum 25% de la production du producteur concerné et jusqu’à 60%) avant de formuler une demande à l’Anivit. Cette demande sera examinée par une commission paritaire d’arbitrage de l’interprofession qui vérifiera le respect du cahier des charges de l’accord de partenariat et l’agrément obligatoire des opérateurs d’amont et d’aval. L’entente sur le prix sera libre entre le metteur en marché et le producteur mais la politique contractuelle devra tenir compte du coût à la production (interdiction de vendre à perte) et du prix de la marque. Le prix à la consommation de ces vins devrait se situer dans une fourchette de 2 à 5 euros la bouteille, selon les représentants du négoce. Leur première cible sera les marchés étrangers.

Une cinquantaine d’entreprises prêtes à créer des marques

Les négociants estiment que la nouvelle dénomination va surtout concerner des vins bi-cépages et tri-cépages, très en vogue dans les pays anglo-saxons. Pour obtenir un goût original et constant, les metteurs en marché pourront assembler des vins de différents cépages, provenant de différentes régions de France. Environ une cinquantaine d’entreprises françaises seraient prêtes à créer des marques sous la dénomination « vins de pays des vignobles de France ». Les opérateurs étrangers pourront aussi l’utiliser en respectant les mêmes règles. Les volumes concernés dès 2006, prélevés sur la récolte 2005, pourraient varier 100 000 à 150 000 hl, selon les négociants.

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« Une marque doit arriver en 6 ans à vendre un million de caisses soit 9 millions de litres pour être rentable », a estimé Bruno Kessler, président de l’Association française des éleveurs, embouteilleurs et distributeurs de vins et spiritueux (Afed). Il a enchaîné : « Les distributeurs nous posent régulièrement la même question : qu’avez-vous de nouveau et de simple à nous proposer ? On a la demande de grands distributeurs, on est prêt parce que l’on sait faire des vins et on a les producteurs», a poursuivi Bruno Kessler. « On a de l’or à nos pieds », s’est enthousiasmé le président de l’Afed.