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Viande/Acquisition La filière du Nord-Pas de Calais candidate à la reprise de Nœux-les-Mines

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Des opérateurs de la filière viande du Nord-Pas de Calais ont déposé le 26 mars une offre de reprise de l’abattoir de Nœux-les-Mines (62), propriété de Bigard. Cette proposition constitue une alternative à la reprise par Terrena, qui avait été annoncée le 18 février, ainsi que celle de trois autres sites que Bigard doit céder suite au rachat de Socopa (1).

La crainte que la reprise de l’abattoir de Nœux-les-Mines (Bigard) par Terrena n’aboutisse à des tarifs non concurrentiels a poussé des opérateurs du Nord-Pas de Calais à faire, eux aussi, une proposition de rachat. Le groupement candidat à la reprise regroupe des chevillards et bouchers-abatteurs représentant 75 % des bovins abattus dans la région, le groupement de producteurs Boviporc et une association d’éleveurs.
Le 18 février, Terrena avait annoncé avoir conclu un accord avec Bigard pour la reprise de quatre des cinq sites devant être cédés suite au rachat de Socopa (1). Il s’agit de Nœux-les-Mines (62), Vitry le François (51), Mirecourt (88), Eloyes (88). Verdun (55) n’était finalement pas concerné par l’accord. L’offre des opérateurs du Nord-Pas de Calais constitue donc une contreproposition régionale.

Garantir un accès à des tarifs concurrentiels
Le dossier, transmis le 26 mars au mandataire, a été monté par le cabinet JBG consultants. Il a notamment recueilli l’appui du conseil régional et de la chambre régionale d’agriculture. « Si Terrena rachète le site et que d’autres ferment, les chevillards craignent de ne plus avoir accès aux abattoirs dans de bonnes conditions d’horaire et tarifaires », explique Clarisse Hamon, chargée du projet chez JBG Consultants. « Le rachat leur permettrait de s’assurer un accès à prix compétitif et un droit de regard sur la gestion. » Dans cette hypothèse, une nouvelle société d’exploitation serait créée.
Nœux-les-Mines abat actuellement environ 850 bovins par semaine. Le projet de la filière régionale prévoit de passer à 900. « Nous avons la chance dans la région d’avoir un tissu de PME dynamiques avec des jeunes. Ils se positionnent sur la boucherie, mais aussi sur la GMS et la RHF. Notre proposition est tout à fait dans l’esprit de la création de circuits courts », défend Clarisse Hamon.

(1) Cf Agra Alimentation n°2099 du 25 février 2010 p. 15 et n°2055 du 26 février 2009 p. 20

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