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Protéagineux La filière inquiète pour les assolements 2007

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Les surfaces de pois et de féverole ne cessent de baisser depuis plusieurs années. La filière s’inquiète pour les assolements 2007 et redoute que les protéagineux ne perdent encore du terrain, malgré leur intérêt agronomique.

«La filière française risque de manquer d’offres au moment où le marché est le plus porteur ! », s’est exclamé Pierre Cuypers, président de l’Unip (Interprofession des protéagineux), en conférence de presse le 5 juillet, à Paris. Cela fait pourtant longtemps que les prix n’ont pas été aussi bons : le pois standard a dépassé les 190 euros/t, le pois jaune destiné à l’Inde flirte avec les 200 euros/t, tandis que la féverole se vend 250 euros/t rendu Rouen. Les prix des matières premières explosent tous azimuts, les protéagineux ne font pas exception. Mais au grand dam de la filière, les surfaces baissent. Elles se sont même effondrées en 2007, tombant à 170 000 ha contre 235 700 ha en 2006 pour le pois, et à 55 000 ha contre 78 000 ha l’an passé en féverole. Rien ne dit que la situation va se redresser en 2007. Ces cultures ont pourtant des atouts agronomiques : « Un blé précédé d’un protéagineux bénéficie d’un avantage productif », a indiqué Christophe Terrain, président d’Arvalis. « Le pois n’a pas besoin d’engrais, un poste qui pèse de plus en plus lourd dans les charges », a poursuivi Gérard Morice, directeur adjoint d’Arvalis. L’introduction d’un protéagineux permet également de diversifier les substances actives, et de résoudre des problème de désherbage à l’échelle de la rotation. Encore faut-il atteindre un niveau de production suffisant pour intéresser les fabricants d’aliments du bétail, qui constituent 70 % des débouchés du pois et près de 50 % en féverole. Un vrai travail de pédagogie semble nécessaire sur le terrain : « L’erreur a probablement été de vouloir en faire trop à une époque, a commenté Joël Cottart, secrétaire général d’Arvalis et fervent défenseur de la féverole. En pois, il ne faudrait pas revenir avant cinq ans sur une parcelle ».

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