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Si la consommation d’œufs se porte bien, le contexte économique s’avère particulièrement tendu pour la filière. Le coût des aliments des poules pondeuses avait augmenté de 46 % en février 2010 par rapport au niveau moyen de 2009. Et de février 2010 à février 2011, le coût de production d’un œuf a augmenté de 23 % selon le CNPO (Comité national pour la promotion de l’œuf). Selon un porte-parole du CNPO, les producteurs d’œufs n’ont obtenu que « quelques points de pourcentage de hausse des prix » des distributeurs. « On est encore loin du compte, il manque au moins 10 % », a-t-il commenté. Ces tensions tombent d’autant plus mal que la filière se prépare à l’échéance de 2012 et doit investir 1 Md EUR pour se mettre en conformité avec la réglementation européenne en matière d’aménagement des cages pour les poules pondeuses.
Les Français ont consommé 14,8 Mds d’œufs en 2010. Avec 14,4 Mds d’œufs produits, l’autosuffisance atteint 95 %. Un chiffre qui s’améliore puisque la production a progressé de 5,8 % par rapport à 2009. Les deux premiers débouchés sont la consommation à domicile (40 % et les ovoproduits (RHD et industrie, 40 %). L’autoconsommation pèse 6 % et les œufs coquilles en RHD 14 %. En GMS, le marché a atteint 4,5 Mds EUR, avec une croissance en volume de 3,2 % et en valeur de 2,9 %. Les volumes d’œufs bio et label rouge atteignent chacun 8 % (pour respectivement 16 % et 11 % en valeur). Les œufs de plein air pèsent 16 % des volumes (19 % en valeur) et les œufs standards (cages) 67 % (pour 53 % en valeur). L’élevage au sol pèse 1 % en valeur et en volume.
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