Abonné

Europe La filière porcine européenne se plaint de l’Allemagne

- - 2 min

La ministre française des Finances, Christine Lagarde, a accusé récemment l'Allemagne d'être la Chine de l'Europe, en raison de la sévère politique de réduction des coûts menées ces dernières années. Après Mme Lagarde, l'industrie porcine de plusieurs pays de l'UE déplore également la « concurrence déloyale » de leur concurrente allemande.

Les filières porcines belge, suédoise, française, néerlandaise et danoise estiment que leur homologue allemande bénéficie de conditions de production exagérément avantageuses. Ce qui entraine, depuis quelques mois, un mouvement de délocalisation des entreprises de certains Etats membres de l'UE vers l'Allemagne, dénoncent-elles.
Le coût du travail ainsi que les régimes d'assurance santé jouent en faveur de ce pays, au détriment des autres Etats de l'UE, font valoir les professionnels de ces différents pays.
Selon certaines études, les coûts salariaux et les frais de santé représentent 0,10 centime d'euro par kilogramme de viande de porc en Belgique. Mais ces frais s'élèvent à 0,04 centime seulement en Allemagne. A ces avantages compétitifs non négligeables s'ajoutent de surcroît des taux réduits de TVA et des subventions spécifiques pour la production de biogaz.
L'Allemagne n'est toutefois pas le seul pays à attirer de plus en plus d'entreprises du secteur porcin. L'Irlande du Nord et la Pologne captent par exemple également une partie de la production d'autres Etats membres de l'UE voisins, nuance un expert.
Il existe, de plus, un autre facteur de délocalisation, ajoute d'ailleurs ce dernier : les différences dans le temps de travail autorisé par la législation. Ces différences jouent, là aussi, en faveur de l'Allemagne.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

concurrence
Suivi
Suivre
industrie
Suivi
Suivre