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Porc La filière prête pour faire face à la libéralisation du service d’équarrissage

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À partir du 19 juillet 2009 le service public de l’équarrissage ne bénéficiera plus d’aide de l’État comme l’a annoncé le ministère de l’Agriculture en janvier. L’interprofession porcine a donc mis au point un système de récupération de la TVA qui devrait lui permettre de ne pas répercuter le déficit budgétaire sur les éleveurs.

L’interprofession porcine (Inaporc) a annoncé le 25 mars avoir trouvé un accord sur le financement du service public de l’équarrissage (SPE). Un accord nécessaire puisque l’État n’apportera plus d’aide à partir du 19 juillet. Le mécanisme proposé par l’interprofession ne devrait pas entraîner de surcoût pour les éleveurs de porcs qui continueront à s’acquitter d’une contribution de 0,11 euro par porc abattu. Le système serait basé sur la mise en place d’une CVO (contribution volontaire obligatoire) plutôt qu’une taxe d’abattage, ce qui permettrait de récupérer la TVA, soit 4,4 millions d’euros environ. « Ce système n’est pas inflationniste, souligne Didier Delzescaux, directeur d’Inaporc, que se soit pour les éleveurs ou les distributeurs ». « Nous ne désespérons pas de voir l’État continuer à nous verser une aide mais nous avons tout mis en place afin de pouvoir nous en passer », précise-t-il.

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Rationaliser les dépenses

Dans ce même souci d’équilibrer les comptes du service de l’équarrissage, Inaporc va également lancer au mois d’avril un appel d’offre auprès des entreprises d’équarrissage pour renégocier les tarifs de leur service. La rationalisation de certaines pratiques sur le terrain constitue un autre levier : la collecte pèse pour deux tiers dans la facture totale de l’équarrissage. Les éleveurs pourraient par exemple s’équiper en chambres froides pour conserver les cadavres plus longtemps et ainsi réduire la fréquence de passage des collecteurs. Une meilleure valorisation des déchets pourrait également être envisagée (en tant qu’engrais organiques plutôt que dans la cimenterie).