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Légumes d’industrie La filière s’ajuste après la crise de consommation

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La filière légumes d’industrie (conserves et surgelés) n’avait pas anticipé la crise qui a touché de plein fouet la consommation alimentaire à compter du deuxième semestre 2008. Selon les chiffres présentés à l’issue de l’assemblée de l’interprofession (Unilet) le 8 juin, les volumes consommés en conserve ont stagné et les surgelés ont chuté de 3 %.

Cultivés sur 74 400 hectares l’an dernier, les 15 légumes (hors maïs doux) couverts par l’interprofession du légume transformé (Unilet) ont été confrontés à une demande industrielle en baisse. Un peu plus de 920 000 tonnes ont été livrées aux usines  et, en ce qui concerne les seuls pois et haricots, les volumes ont dépassé la moyenne des cinq dernières campagnes. Le retour à une situation de stocks anormalement élevés a amené une baisse des fabrications de 7% pour les conserves et de 5% pour les surgelés. Aussi, aujourd’hui, la filière procède-t-elle à un ajustement courageux pour la campagne 2010. Celle-ci va s’ouvrir avec des surfaces en baisse de 16% à moins de 60 000 hectares, dont 21 500 ha pour les pois et 24 000 ha pour les haricots verts.
En conserve, la consommation des ménages reste le principal débouché (80% des volumes) : après avoir beaucoup diminué en 2008, la consommation à domicile s’est stabilisée en 2009, a précisé Agnès Bernardin, directrice de l’Unilet. La crise, en revanche, a été très vive en restauration dont l’activité a reculé de 1% et les utilisations de légumes en conserve de près de 2%.

Même les importations baissent
En surgelé, le marché est partagé pour moitié entre les utilisations par la restauration et les achats des ménages. Mais en 2009, la consommation à domicile, historiquement dynamique, s’est complètement retournée pour finir en baisse de près de 3% en volume. En restauration, les achats de légumes surgelés ont progressé de plus de 1% car la grande majorité des livraisons est destinée à la restauration collective, moins pénalisée que la restauration commerciale.
L’an dernier, les exportations de conserves (45% des volumes fabriqués) ont été aussi victimes de la conjoncture et ont encore connu un repli de 5%, mais le plus notable est la baisse significative des importations (-7,5%), permettant à la France de conserver sa position excédentaire. En surgelé, marché historiquement déficitaire, les importations ont également diminué, de près de 5%, tandis que nos deux points forts à l’export, les haricots verts et les pois, ont progressé de 16%.
Les perspectives aujourd’hui semblent meilleures, les premières données disponibles sur le début 2010 indiquent une tendance positive sur la consommation à domicile en France, tant en conserve (+1%) qu’en surgelé (+3%) et un bon maintien des exportations.

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