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La filière tomates de transformation veut relancer la production de plein champ

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« La filière tomate destinée à l’industrie a besoin de nouvelles surfaces. Il manque 150 à 200 ha de tomates en France dont 50 à 100 ha rien que dans la Drôme, un département qui a été dans les années 1990 un gros producteur de tomates destinées à la transformation", constate Robert Giovinazzo responsable technique à l’interprofession de la tomate destinée à la transformation, la Sonito. Une réunion de sensibilisation des producteurs, lundi 8 février, à Etoile, initiée par la Sonito et les chambres d’agriculture de la Drôme et du Vaucluse a permis de faire une première estimation des besoins en volume des industriels transformateurs du Sud-Est de la France. Ces besoins estimés à 20 000 tonnes supplémentaires doivent permettre de sécuriser les approvisionnements annuels et d’atteindre un seuil de rentabilité. Après une crise qui a failli la faire disparaître et des années de pénurie, la filière tomates plein champ retrouve des niveaux de production plus élevés autour de 180 000 tonnes dans un marché mondialisé. La France produisait en 1985, 392 000 tonnes de tomates destinées à l’industrie. Pour les acteurs de cette filière, il est important de diversifier les zones de productions dans le Sud-Est de la France pour obtenir une meilleure qualité (viscosité, couleur, saveur, terroir). De leurs côtés, les deux chambres d’agriculture sont prêtes à accompagner les futurs producteurs dans leur démarche, à créer un maillage entre industriels et producteurs de manière à produire plus et mieux. Les producteurs présents à la réunion ont émis le souhait de produire, au minimum, 80 t/ha.

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