La filière viticole veut porter à la présidence de la République son problème « d’incompréhension » avec les pouvoirs publics. Elle a adressé le 30 octobre à Emmanuel Macron un courrier signé par dix présidents d’organisations pour solliciter auprès de lui une audience. « Une rupture entre le monde du vin et nos concitoyens est désormais engagée, rupture dont les pouvoirs publics portent une responsabilité », avance, entre autres, ce courrier. Sur l’ensemble de ses sujets de préoccupation (taxe Trump, troubles politiques à Hong-Kong, ZNT, débat « vin et santé »), la filière a « régulièrement appelé l’attention des différentes administrations », sans être parvenue « à de réels progrès ». Il en résulte « une incompréhension de plus en plus palpable » entre le pouvoir politique, les administrations et notre filière. « Nombre de ces difficultés résultent d’approches souvent partielles, liées aux partages de compétences croisées », analysent les dix signataires. Ils estiment « indispensable d’arbitrer ces forces contradictoires et de fixer une vision partagée et un cap ».
La filière viticole « voit aujourd’hui sa compétitivité et sa pérennité mises en danger du fait d’un ensemble de circonstances », résume le courrier. Il cite, au plan national, « l’inadaptation structurelle de la Loi Egalim, conjuguée à une rupture écologique plus qu’à une transition ». Et au plan international, « la profonde instabilité » des marchés (ralentissement économique en Chine, troubles politiques à Hong-Kong, incertitude au Royaume-Uni, sanctions américaines). Ce courrier a été adressé par les présidents des principales organisations professionnelles de la filière viticole (Cnaoc ; VinIGP ; AGPV ; Cniv ; UMVin ; FEVS ; FNSEA, Jeunes agriculteurs)
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L’attention rappelée à différentes administrations, « sans de réels progrès »