Revenant d’une nouvelle réunion avec les ministres de l'Agriculture et de l'Économie et le secrétaire d'État aux Comptes publics, le 29 mai, les principaux leaders de la filière viticole ont salué les avancées qu’ils ont obtenues, pour un montant de 29,6 M€. Distillation additionnelle, aide au stockage et aux distilleries sont les mesures qui ont été pourvues, en attendant des exonérations de charges et une troisième rencontre avec les ministres.
La filière viticole a obtenu 29,6 M€ lors de cette deuxième rencontre qui s’est tenue le 29 mai avec les ministres de l'Agriculture, de l'Économie et le secrétaire d'État aux Comptes publics, après les 160 M€ que le gouvernement lui a accordés le 11 mai lors de la première entrevue.
Avec cette deuxième vague, le budget prévu pour la distillation de crise, qui avait été fixé à 140 M€ (dont 80 M€ financés par l’enveloppe viticole annuelle européenne destinée à la France), est rallongé de 5 M€. Sur ce volet de la distillation, les professionnels, qui demandaient 80 €/par hectolitre (hl) de vin AOC et IGP distillé, ont obtenu quasiment ce qu’ils demandaient : 78 €/hl. Pour les vins sans IG, ils souhaitaient 65 €/hl, mais en recevront 58. En outre, pour limiter la distillation, le stockage privé sera aidé, à hauteur de 15 M€. Enfin, la filière recevra 9,6 M€ pour le soutien à ses distilleries. Autant d'informations confirmées par le gouvernement le 29 mai, à travers un communiqué de Bercy et du ministère de l’Agriculture.
Des exonérations de charges prévues
Par ailleurs, les professionnels ont reçu des assurances par les ministres que la loi de finances rectificative de la mi-juin prévoira des exonérations de charges pour les employeurs de la filière et de cotisations sociales pour les viticulteurs, a rapporté Jérôme Despey, président du conseil spécialisé de FranceAgriMer à Agra Presse. Mais, « en matière d’exonération de charges, le dispositif n’est pas encore définitivement calé, et aucune annonce ferme ne permet d’évaluer l’impact à ce stade. Nous attendons des annonces claires et abouties au plus vite », ont commenté les fédérations professionnelles viticoles de la production (Cnaoc, Vignerons coopérateurs, Vignerons indépendants, VinIGP), plus la FNSEA et les JA dans un communiqué le 29 mai. Des réponses sont en effet attendues. « Nous rappelons les propos de nos ministres : “ Cette étape est une première étape ”», ont conclu les six fédérations professionnelles.
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Sur le fonds de compensation à la surtaxe US, « il n'y a aucune avancée ni au niveau national ni au niveau communautaire », ont ajouté les fédérations professionnelles. « On aura une réponse, ça devrait aboutir », a toutefois concédé Jérôme Despey.
Le 3 juin, un eurodéputé du Rassemblement national, Gilles Lebreton, a diffusé un communiqué pour déclarer « qu’une fois de plus la viticulture, comme l'ensemble de l'agriculture, n'est pas un sujet prioritaire pour les dirigeants européens », alors que « dans le même temps, des centaines de milliards d'euros sont annoncées pour la sortie de crise des industries et des services ».
« Nous rappelons les propos de nos ministres : “ Cette étape est une première étape ”»