Déçue que la feuille de route sur la protection des captages « ressemble à une coquille vide », la FNAB (producteurs bio) presse le gouvernement de « généraliser l’agriculture biologique sur toutes les aires d’alimentation de captage d’eau potable », dans un communiqué le 7 avril. Attendue depuis fin 2023, la stratégie présentée le 28 mars par la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher est « floue et sans réelles actions pré-ciblées », regrette la fédération de producteurs bio. « On fait comme si on ne connaissait pas les mesures qui permettent de protéger la qualité de l’eau. On perd un temps précieux alors qu’on sait que la bio est la solution évidente pour sauver les aires d’alimentation de captages », martèle son représentant Stéphane Rozé, cité dans le communiqué.
Publié en novembre, un rapport interministériel (Igas, IGEDD, CGAAER) indique que la conversion à l’agriculture biologique est « la mesure volontaire la plus efficace » pour réduire l’usage de phytos sur les captages et leurs aires d’alimentation (AAC). Le rapport recommande ainsi que les agences de l’eau privilégient l’agriculture biologique sur les zones de captages sensibles, parmi d’autres mesures : baux environnementaux ou contrats d’obligations réelles environnementales (ORE), filières à bas niveaux d’intrants, paiements pour services environnementaux (PSE) adaptés aux AAC prioritaires, alternatives aux phytos.
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Sur les 14 300 captages fermés entre 1980 et 2024, 32 % (4 600 captages) l’ont été pour des problèmes de qualité liés aux pollutions d’origine agricoles (pesticides et nitrates), selon le ministère de la Transition écologique.