La Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab) a dressé son plan de travail pour la suite de l’année 2005 et élu un nouveau président lors de son assemblée générale les 30 et 31 mars sur l’île de Berder (Morbihan). Principaux enjeux : le maintien des exigences de la bio française, le calcul des références historiques de la nouvelle Pac et la « rémunération de reconnaissance ».
En préalable à leurs discussions, les agrobiologistes de la Fnab ont tenu à réaffirmer « leur attachement aux principes fondamentaux de l’agriculture biologique » et « leur conviction que le bio est le mode de production le plus durable pour l’agriculture », ont-ils écrit dans un communiqué. En conséquence, ils œuvreront à Bruxelles pour faire « cesser certaines dérogations » (en alimentation animale notamment) et introduire leurs « principes fondamentaux dans la réglementation européenne ». Ce qui doit se traduire dans l’identification des produits. Le signe de qualité français « AB », désormais autorisé aux produits étrangers répondant à des cahiers des charges parfois moins exigeants, ne permettra pas de distinguer la qualité bio française.
La Fnab a également défini ses priorités : massifier l’offre des produits biologiques et organiser les producteurs « pour qu’ils conservent la plus-value de leurs productions » lors de la vente, ce qui passe notamment par « le développement de circuits courts ».
Henri Trépaut élu à la présidence
Le sujet des aides européennes et notamment des références historiques sur lesquelles vont être basées les aides de la nouvelle Pac, a fait l’objet de discussions. La Fnab demande un rééquilibrage de ces aides qui, en l’état actuel, sont moins favorables à l’agriculture biologique qu’à l’agriculture conventionnelle.
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Les agrobiologistes voudraient également une reconnaissance économique des avantages environnementaux et sociaux de leur mode de production.
« Les agrobiologistes ne se contenteront pas des miettes laissées par le secteur conventionnel quand il s’agit des enveloppes réservées à l’amélioration environnementale de la production agricole », déclare le communiqué.
Henri Trépaut, maraîcher en Bretagne, élu à la présidence de la Fnab en remplacement de François Thierry (en fin de mandat), a déclaré que « l’agriculture biologique est véritablement un mode de développement agricole, capable de donner des perspectives à long terme aux agriculteurs et répondant aux exigences environnementales, sociales, de qualité exprimées par la société ».