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Filière équine La FNC demande la dissolution de l’interprofession

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Une dissolution de l’interprofession équine et une mutualisation nationale de l’équarrissage avec un soutien public, telles sont les deux principales demandes qu’a formulées la FNC (Fédération nationale du cheval) lors de son assemblée générale le 2 février 2010.

Assemblée générale de la FNC (Fédération nationale du cheval), le 2 février 2010. : c’est à cette occasion que le syndicat a demandé la dissolution de l’interprofession équine. L’autre grande requête de la FNC a été la mise en place d’une cotisation équarrissage nationale plafonnée. Lors de cet évènement annuel, le syndicat a également présenté la Charte Equi Avenir et révélé les premiers résultats technico-économiques ainsi que les leçons à en tirer.
« On a demandé la dissolution de l’interprofession, qui n’en est plus une d’ailleurs, a déclaré Marianne Dutoit, présidente de la FNC, car il n’y a pas de retour sur les actions menées par l’interprofession. » Marianne Dutoit déplore ainsi l’absence de valeur ajoutée pour les éleveurs : « Le secteur de l’amont n’a pas été entendu. » En l’absence d’interprofession forte, l’organisation de la filière s’avère complexe, notamment depuis le désengagement de l’Etat du service public de l’équarrissage en juillet 2009. « La cotisation de fin de vie mise en place par les Haras nationaux ne nous convient pas, a expliqué la présidente de la FNC. Nous voulons une cotisation nationale plafonnée et pas trop élevée avec une implication des collectivités territoriales. » Or, selon elle, l’Etat n’est pas prêt à débloquer des fonds pour l’instant et l’association ATM Equidés estime qu’il n’y a pas techniquement d’autres solutions en dehors du système fin de vie. La FNC entend donc faire entendre sa voix en se différenciant de l’ATM sur ce point.

Remettre de l’économie dans la filière
Au-delà des demandes, la FNC a également tenu à révéler ses projets pour les prochaines années. La Charte Equi Avenir a été présentée. Signée par l’ensemble des organisations professionnelles agricoles nationales, celle-ci vise à « accompagner les éleveurs dans leur quotidien et à faire du cheval un produit agricole à part entière, explique Marianne Dutoit. Car actuellement, nous avons 30 ans de retard par rapport aux autres filières. » Une remarque confirmée par les premiers résultats technico-économiques « pas très satisfaisants », selon la présidente de la FNC. Face à cette situation, le syndicat entend par conséquent réduire différents postes de charges dans les élevages. « Cela passe par un accompagnement de conseil technique pour penser l’adaptation d’une conduite d’élevage à un marché. » Enfin, la FNC s’est dite concernée par les différentes attaques que la filière équine reçoit en matière de bien-être animal. Elle entend donc y remédier en communiquant davantage sur la douleur animale.

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