La Fédération nationale des producteurs de fruits à cidre tenait mardi 19 septembre son assemblée générale annuelle. Les responsables de la fédération ont lancé un appel au reste de la filière cidricole pour travailler à une augmentation des prix des pommes et des poires à cidre.
« Le prix du cidre s’envole », lance dans son rapport Olivier Lebreton, secrétaire du FNPFC, et le prix des pommes n’est pas pour autant revalorisé. 0,5 % d’augmentation en volume, et + 0,7 % en ce qui concerne les prix du cidre pour 2005. Et les données pour 2006 sont encore meilleures : + 3,1 % en volume et + 3,8 % en prix pour le début d’année. Les représentants des cidriers temporisent néanmoins sur cette « prétendue envolée », invoquant un différentiel relativement faible entre augmentations de volume et de prix. Toujours est-il que le marché du cidre va bien. La campagne de publicité qui sera lancée sur les ondes radio, par l’Unicid (Union nationale interprofessionnelle cidricole) à partir du 1er octobre, devrait soutenir, voire renforcer, la tendance.
Un nombre croissant de candidats à l’arrachage
Les producteurs veulent donc profiter de cette conjoncture pour renégocier les prix de la pomme à cidre. D’autant que dans ce contexte, semble-t-il favorable, une étude mise en place par le Serda (Service d’économie régionale et de développement agricole) et co-financée par l’Unicid et la région Haute-Normandie, montre les difficultés financières auxquelles doivent faire face les producteurs. Certains vont jusqu’à parler d’arrachage d’arbres. Une situation difficile principalement due à l’augmentation des coûts de production (main-d’œuvre, carburant, produits phytosanitaires…).
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Tous les partenaires présents de la filière (producteurs et transformateurs) se sont félicités de l’étude qui va enfin permettre de négocier sérieusement le prix d’achat des fruits sur la base de données chiffrées. « On va pouvoir discuter d’entreprise agricole à entreprise industrielle», a souligné Jean-Luc Duval, vice-président de la FNPFC.
Le débat a été vif avec le groupement coopératif Agrial, leader français sur le marché du cidre depuis le rachat du groupe Cidrerie du Calvados La Fermière en 2004, accusé de mettre en difficulté les exploitants agricoles. Pierre-Yves Reboux, président de la FNPFC, précise qu’il a « simplement souhaité rappeler les dirigeants d’Agrial à l’excellence et lancer le débat ». Les discussions devraient se poursuivre dans les semaines à venir entre les différents acteurs de la filière.