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Contractualisation laitière La FNPL demande aux coopératives « de faire preuve de responsabilité »

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Même si elle reste « un fervent partisan du modèle coopératif », la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) demande aux coopératives « de faire preuve de responsabilité » dans le cadre de la contractualisation laitière. En clair, « le producteur ne peut être considéré comme une simple variable d’ajustement », prévient la FNPL. La « sortie » syndicale de la FNPL n’a pas laissé sans réaction la coopération laitière qui a répondu à ces attaques dans un communiqué.

Certains producteurs de lait en sont aujourd’hui à remettre en cause les coopératives et leur statut. Ce constat est fait par le syndicat des producteurs de lait (FNPL) qui « demande aux coopératives à faire preuve de responsabilité ». « Tout faire pour aller chercher le maximum de valeur et en faire profiter leurs adhérents », sont de la « responsabilité et du devoir » de la coopération pour la FNPL. En résumé : « Le producteur ne peut être considéré comme une simple variable d’ajustement ».
Que ce soit autour du prix du lait ou de la mise en œuvre de la contractualisation, « les positionnements actuels de certaines coopératives laitières interpellent la FNPL », précise le communiqué. C’est pourquoi la FNPL sera extrêmement attentive au suivi de certains principes « incontournables » comme la « transparence, les échanges et l’engagement vis-à-vis des adhérents. Il s’agit aussi pour le syndicalisme de veiller à « l’optimisation des outils industriels et l’efficacité économique des coopératives ». Sans oublier « le respect du fait interprofessionnel et des accords interprofessionnels » ainsi qu’une « politique d’investissement raisonnée et financée hors prix de base du lait ». Pour la FNPL, « les producteurs de lait doivent pouvoir compter sur les outils économiques qu’ils ont bâtis, afin de pérenniser leur avenir ».

Adhésion de principe

Dans sa réponse, la coopération laitière (FNCL) dit « adhérer bien évidemment aux principes énoncés par la FNPL ». La fédération se livre à une longue explication de texte dans un communiqué, quant à l’application du volet contractualisation de la LMAP par les coopératives laitières. « S’il y a modification de leur règlement intérieur, c’est parce que les éléments listés dans le décret n°2010-1753 au titre de la contractualisation relèvent, en quasi-totalité, du règlement intérieur (seule la durée et la résiliation relèvent des statuts) ». Les coopératives « se sont mises en conformité avec cette obligation en respectant les prérogatives de l’assemblée générale et du conseil d’administration », rappelle le communiqué. « Toute modification d’un article des statuts relève d’un vote en assemblée générale extraordinaire », précise la FNCL. Et surtout, la coopération insiste sur le fait que ces modifications ont été faites « en organisant des échanges avec leurs associés coopérateurs dans le cadre de réunions d’information ». Quant à la problématique de la différenciation des volumes et des prix, la FNCL explique que « l’étanchéité des volumes A et B et son contrôle sont deux points-clés pour une mise en œuvre responsable du dispositif » Enfin, la FNCL a indiqué en mars 2011 son souhait que le Cniel révise l’indicateur « valorisation Beurre-Poudre » qui est un élément central du prix pour les volumes supplémentaires. La raison évoquée par la FNCL est que « l’indicateur actuel ne reflète pas les conditions réelles des activités de séchage et ne répond pas aux perspectives de croissance sur les marchés internationaux ».

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