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Le 13 décembre, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) s'est engagée à défendre une augmentation du prix du lait payé au producteur à hauteur de 340 €/1 000 litres. Le syndicat professionnel en appelle donc à l’industrie française pour revaloriser la rémunération des producteurs et à moderniser son outil de transformation pour enfin profiter des opportunités du marché mondial.
« Notre appareil industriel a tardé à s'adapter », a regretté André Bonnard, trésorier de la FNPL, conséquence, la filière française n'est pas prête à affronter le marché mondial. « On est en train de passer à côté d'une réelle opportunité», a-t-il lancé. Une erreur qui coute cher aux producteurs car « à chaque fois que le prix du lait a augmenté, c’est parce que le beurre ou la poudre ont augmenté. Le marché, lui est en baisse depuis dix ans ». Cela se vérifie par la forte baisse du revenu des éleveurs laitiers relevé par la commission des comptes de l'agriculture, souligne le syndicat. Sans amélioration de leur rémunération, « les producteurs se tourneront vers d'autres productions dès le printemps prochain », craint Thierry Roquefeuil, président de la FNPL. Et de regretter que deux acteurs majeurs de la filière française, Lactalis et le groupe coopératif Sodiaal aient baissé à la fin du mois de septembre, la rémunération de leurs éleveurs par rapport aux indicateurs fournis par l’interprofession.
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