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La FNPL s’oppose à la baisse du budget du Cniel

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Les discussions entre les différentes parties prenantes de l’interprofession laitière n’ont pas encore permis d’aboutir à un consensus au sujet du plan triennal. En cause : le montant du budget et la répartition entre les maillons de la filière.

« Nous nous opposons à une baisse du budget (du Cniel, NDLR), car nous continuons à penser qu’il y a besoin d’une interprofession forte, qui s’occupe de ses territoires », a déclaré Yohann Barbe, président de la FNPL (producteurs laitiers, FBSEA) le 7 octobre lors du Sommet de l’élevage. « Lors de sa prise de fonction en juillet 2024, Pascal Le Brun (président du Cniel, NDLR) s’était engagé à rééquilibrer le financement. Mais au moment du vote, la Fnil (industriels, NDLR) a refusé d’aller plus loin et a proposé de réduire le budget du Cniel », poursuit-il.

Ce désaccord fait suite à une tentative de la FNPL de trouver une solution pour le financement de la cotisation volontaire obligatoire (CVO) « historiquement déséquilibré, assuré aux trois quarts par les producteurs, un quart par les transformateurs, et un peu par les distributeurs », comme le rappelle Yohann Barbe.

Blocage en dépit de propositions

« Nous avons proposé un financement de 25 % par famille, car il y a quatre collèges au sein du Cniel producteurs, coopératives, transformateurs privés et distributeurs. Puis nous avons fait des concessions en proposant deux tiers pour les producteurs et un tiers pour les transformateurs privés et coopératifs », détaille Yohann Barbe. Ce blocage intervient alors que le plan triennal du Cniel 2026-2028 devait être finalisé d’ici la fin août avant d’être transmis à l’État pour publication au Journal officiel au niveau avant le 31 décembre 2025.

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Interrogé par Agra Presse, le Cniel indique que « plan est actuellement en cours de finalisation notamment sur son ambition budgétaire. Les discussions se poursuivent entre les différentes parties prenantes au sein de l’interprofession. Il rappelle que le travail doit se poursuivre dans un esprit de concertation et de responsabilité, afin d’aboutir à un document final équilibré et porteur d’avenir pour la filière laitière française. » Sollicitée sur cette question, la Fnil n’a pas souhaité s’exprimer en raison « des discussions (qui) sont encore en cours à ce stade ».

Ces discussions compliquées interviennent dans un contexte de baisse des ressources du Cniel qui se sont amoindries en 2024 par rapport à 2023, selon les données publiées en juin 2025 dans le rapport annuel 2024. La cotisation volontaire obligatoire des éleveurs (1,22 €/1 000 litres) et des transformateurs (0,442 €/1 000 litres) est passée de 40 M€ à 36 M€, à cause de la baisse de la collecte de lait.

CB

La collecte de CVO a baissé avec la collecte de lait