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Maïs semence La FNPSMS trouve un accord sur la rémunération des producteurs de semences

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Après quelque 10 jours de négociations, les membres de la FNPSMS, qui regroupe multiplicateurs de semences de maïs et établissements semenciers, sont parvenus à un accord sur la rémunération des producteurs.

La partie n’aura pas été facile. Le 23 octobre, la FNPSMS (Fédération nationale de la production de semences de maïs et de sorgho) est enfin parvenue à un accord concernant la rémunération des agriculteurs producteurs de semences de maïs. Les négociations avaient commencé le 10 octobre, lors du conseil d’administration de la fédération. L’organisation a traduit cet accord dans le cadre d’une recommandation en trois volets. Le premier volet concerne « le contexte particulier de 2007 », qui a abouti lors de l’assemblée générale du 18 septembre, au vote d’une motion à l’initiative des agriculteurs. Celle-ci demandait un rattrapage de 500 euros/ha pour 2007, compte tenu de la forte hausse des prix du maïs. La FNPSMS invite donc les acteurs locaux à prendre en compte cette motion… tout en considérant les spécificités locales. « Au niveau national, nous ne pouvions pas espérer mieux pour 2007 », estime Pierre Blanc, président de l’AGPM maïs semence.

Un cadre pluri-annuel pour cinq ans

Second volet de la recommandation : la mise en place d’un cadre pluri-annuel qui doit servir de base aux négociations futures. Celui-ci est établi pour cinq ans, avec une possibilité de révision au bout de trois ans. Un soulagement pour l’AGPM maïs semence qui voit dans ce cadre la possibilité pour les producteurs d’investir, une nécessité pour conserver un réseau efficace. Selon ce cadre, la rémunération du producteur doit se baser sur le produit brut d’un hectare de maïs grain, additionné des charges spécifiques au maïs semence et d’une incitation à la production. Dans un troisième volet, semenciers et multiplicateurs ont précisé les éléments relatifs à la récolte 2008. Pour calculer le produit brut d’un hectare de maïs grain, la FNPSMS préconise un rendement de 12 t/ha +/- 1 t/ha. Et concernant le prix, elle recommande de prendre le prix moyen de l’établissement semencier s’il est collecteur, sinon, le prix d’un collecteur voisin ou encore un prix établi par rapport en rendu Bordeaux. Les éléments en seront communiqués par la fédération elle-même. Dans un objectif de lissage, la FNPSMS demande d’établir le calcul du prix sur une période de référence tenant compte à moitié de 2008 et 2007. Les charges spécifiques resteront définies au niveau local.

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500 euros/ha de prime pour 2008

Quant à la prime, la FNPSMS l’a établie pour 2008 à 500 euros/ha, en précisant que les semenciers ne peuvent s’engager au-dessus de cette somme. Cette prime pourrait passer à 600 euros/t dans le futur, dans la mesure où la situation économique de la filière évolue favorablement. En plus de cet ensemble de mesures, la FNPSMS a également adopté le principe d’une dotation exceptionnelle destinée au fonds national de sécurisation du réseau mis en place voici 4 ans. Son montant sera défini lors du conseil d’administration de novembre, et doit être supérieur aux 300 000 euros accordés annuellement jusqu’à présent. Cette dotation sera redistribuée localement pour tenir compte des aléas survenus en 2007. Pour Luc Esprit, directeur de Maïz’Europ, « cet accord traduit un changement de la méthode sur le fond car nous allons nous caler sur des indicateurs économiques objectifs et mesurables ». Reste à faire passer le message au niveau local, cœur des négociations. Pierre Blanc compte bien « mettre la pression ».