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Viticulture La FNSEA reçue au ministère sur le retard de versement de primes

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Une centaine de viticulteurs ont protesté le 16 janvier auprès de la délégation régionale de Viniflhor (Office des vins, des fruits et légumes et de l’horticulture) à Montpellier (Hérault), à l’appel de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs. Ces syndicats devaient être reçus le lendemain au cabinet du ministre. En cause, un retard de versement des primes à la restructuration du vignoble.

Les manifestants dénoncaient « le retard inacceptable » pris, selon eux, dans le paiement des primes destinées à la restructuration du vignoble. Dans un communiqué du 18 janvier, le nouvel office répondait que les versements continuaient au rythme régulier d’un par mois, 23 M euros devant être versés fin janvier (55 M euros sont encore disponibles). Cependant, comme « les dépenses liées à l’ensemble des mesures de restructuration de la dernière campagne excèdent de plus de 35 M euros le montant de l’enveloppe communautaire », les paiements vont être étalés sur deux ans.

Les manifestants ont reçu le soir même l’assurance d’être reçus dès le lendemain par le cabinet de Dominique Bussereau.

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« Nous avons eu l’assurance d’une rencontre le 17 janvier entre d’une part, le cabinet du ministre et d’autre part, Jérôme Despey, vice-président de la commission viticole de la FNSEA et Nicolas Boudon, responsable de la viticulture chez les Jeunes agriculteurs», a indiqué Philippe Jougla (FDSEA-Hérault).

Des dossiers incomplets

Cette rencontre devait porter sur les « questions budgétaires » de l’ex-Onivins qui « a des problèmes de trésorerie ou des problèmes de comptes de résultat», selon Philippe Jougla. Selon lui, « l’ex-Onivins s’est engagé à payer des sommes pour lesquelles il n’a pas de budget ou pas d’affectation budgétaire immédiate » et le ministère « doit trouver des solutions de trésorerie ». En outre, une bonne part des dossiers de demande de prime seraient incomplets. Cela concernerait au moins 1000 ha sur les 3 300 ha concernés par les primes à la restructuration, selon la FRSEA qui a demandé à en obtenir la liste « pour vérifier que les pièces ne soient pas égarées ».