La forêt française couvre actuellement, avec les autres espaces boisés que sont peupleraies, bosquets et arbres épars, 16,6 millions d’hectares, soit un peu plus de 30 % du territoire métropolitain, contre environ 10 millions d’hectares au début du XXe siècle, selon une étude du ministère de l’Agriculture publiée par Agreste primeur.
La progression, actuellement de 50 000 hectares par an, a surtout été forte durant la deuxième moitié du siècle dernier. La forêt française, tombée à 9 millions d’hectares au milieu du XIXe siècle avant que l’usage du charbon et l’intensification agricole stoppent son recul, n’occupait encore que 11 millions d’hectares en 1950.
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Cette progression concerne surtout les zones de fort exode rural: Bretagne, sud du Massif Central ou Limousin.
L’extension des surfaces forestières francaises s’accompagne d’un développement plus fort encore des récoltes commercialisées: 13 millions de m3 en 1950, 26 en 1960 et de 35 à 37 millions depuis 1990, hors période de tempêtes. Cet accroissement fait suite aux nombreuses plantations, essentiellement résineuses, effectuées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.