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Appellation/Produits laitiers La fourme de Montbrison en ordre de marche

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La fourme de Montbrison a connu une année 2012 très tendue avec la faillite de Forez Fourme. Eric Soubeyrand, qui a repris l’activité et 50 % des volumes de lait, a relancé la production et commercialisé ses premières fourmes AOP en mars. Avec ce nouveau paysage (un producteur bio a également obtenu l’appellation), l’interprofession espère dépasser durablement le cap des 500 tonnes.

La filière de la fourme de Montbrison aurait pu être durement touchée par la faillite de Forez Fourme. La reprise de l’activité par Eric Soubeyrand alliée à la production supplémentaire des autres fabricants (notamment la Fromagerie de Pont de la Pierre, Lactalis) a permis de limiter la perte de volumes entre 2011 et 2012. De 476 tonnes (t), la production est descendue à 447 t. Pour 2013, l’interprofession espère dépasser le cap des 500 t. L’entreprise laitière de Sauvain (marque Tarit, ex-Forez Fourme), qui a recommencé à commercialiser de la fourme AOP en février, prévoit une production de 160 t sur 2013, avec un objectif de 200 t à terme (500 t tous fromages confondus). La fromagerie du pont de la Pierre, qui produit habituellement entre 200 et 250 t, est montée à 400 t l’an passé, et espère garder une partie des volumes supplémentaires commercialisés.
 
L’entreprise laitière de Sauvain prévoit d’être bénéficiaire l’an prochain
Eric Soubeyrand a investi 1 million d’euros (M €) dans la reprise de Forez Fourme. Il a repris le lait de 24 producteurs sur 70 (les autres étant passés chez Sodiaal ou ayant arrêté l’activité) et emploie désormais 18 personnes au total, dont 13 équivalent temps plein sur la fromagerie (contre 20 du temps de Forez Fourme). Il prévoit cette année 3 M € de chiffre d’affaires pour un résultat assez proche de l’équilibre, qui devrait être atteint dès l’an prochain. La fromagerie du pont de la Pierre, qui produit habituellement entre 200 et 250 t, est montée à 400 t l’an passé, et espère garder une partie des volumes supplémentaires commercialisés.
 
L’interprofession mise sur les crémiers fromagers
Pour développer la production, l’interprofession mise sur le réseau de crémiers fromagers pour faire connaître l’appellation au-delà des frontières de Rhône-Alpes, qui pèse 85 % du marché. Il faut dire que la fourme de Montbrison a du retard sur la fourme d’Ambert, avec des volumes 12 fois inférieurs (et une zone de collecte et de fabrication également beaucoup plus petite). En novembre, une opération de communication aura lieu avec 400 crémiers fromagers (40 000 € de budget). L’an passé, une opération similaire avec 200 points de vente (coût : 15 000 €) avait permis de doubler les commandes des grossistes existants, d’en gagner de nouveaux, et de gagner aussi de nouveaux crémiers fromagers en direct.

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