Abonné

UE/Aides nationales La France autorisée à soutenir une recherche en chimie verte

- - 2 min

Le soutien financier de la France au programme de recherche-développement (R&D) BioHub n’entrave pas la concurrence au sein du marché européen. C’est ce qu’a conclu la Commission européenne en estimant que ce programme – qui fait l'objet d'une importante collaboration entre entreprises et laboratoires de recherche de plusieurs Etats membres, coordonnée par l'amidonnier français Roquette – remplit les conditions définies dans l’encadrement des aides d’Etat à la R&D actuellement en vigueur, notamment en termes d'intensité et d'effet incitatif de l'aide.

Le soutien financier de l’Etat, notifié le 25 avril 2006 par l’Agence française de l’innovation industrielle, représente 50 % des coûts éligibles du projet. L'aide prend la forme de 21,5 millions d'euros de subventions et de 20,3 millions d'euros d’avances remboursables. Elle est accordée dans le cadre du régime d'aides de l'Agence de l'innovation industrielle, déjà approuvé par la Commission et s'élève à 41,8 millions d’euros. BioHub est ainsi le premier projet d'application du régime de l'Agence de l'innovation industrielle approuvé par la Commission.

Le programme de R&D BioHub vise, d'une part, à développer de nouveaux produits à partir de matières premières renouvelables et, d'autre part, à mettre au point de nouveaux procédés de fabrication utilisant les biotechnologies afin de remplacer les procédés pétrochimiques. A ce titre, le programme BioHub contribue à la recherche de moyens pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Certains des produits cibles pourraient également représenter des améliorations significatives en termes de santé publique.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
concurrence
Suivi
Suivre

Coordonné par l'amidonnier Roquette, BioHub associe Metabolic Explorer (France), une jeune pousse spécialisée dans l'application des biotechnologies à la chimie, les entreprises chimiques Arkéma (France), Cognis (Allemagne), Solvay (Belgique), DSM (Pays-Bas) et Tergal Fibres (France), ainsi que le constructeur Eurovia (France) et l'équipementier Sidel (France). Les laboratoires de l'INSA Lyon, de l'INSA Rouen, de l'IMMCL de Lille, le TU Eindhoven et le Kluyver Centre for Genomics de Delft interviennent également dans le programme comme sous-traitants. Son coût global s'élève à 88 millions d'euros sur cinq ans.