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Semences La France dispose de bons débouchés pour ses semences de maïs

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Lors de l'assemblée générale de la FNPSMS (Fédération nationale de la production de semences de maïs et de sorgho), le 7 septembre à Grenoble, les représentants de la filière ont fait le point sur les actions de l'interprofession, en terme de maîtrise du marché des semences de maïs, ainsi que sur les perspectives pour ce marché.

«Après trois ans d'existence, les mesures et recommandations de l'interprofession semblent avoir apporté satisfaction aux producteurs de semences de maïs », s'est réjoui Luc Esprit, directeur de la FNPSMS, lors de son assemblée générale à Grenoble le 7 septembre. L'occasion pour la filière de rappeler les mesures prises pour contrôler le marché, en quantité et en qualité, et de présenter les perspectives de débouchés pour les productions françaises de semences de maïs.

Des actions pour contrôler et promouvoir la production

L'indicateur que constitue le ratio stock sur consommation en ce qui concerne les semences de maïs a bien fonctionné, selon Luc Esprit. En effet, les recommandations de l'interprofession permettent d'orienter les productions de semences de maïs à la hausse ou à la baisse en fonction de la valeur de ce ratio. Au-dessous des 50%, il faut produire plus, au dessus, il faut contenir la production, ce qui a permis de maîtriser les quantités mises en marché et donc les prix. La certification du contrôle des productions de semences par la Cofrac est aussi une avancée qui a permis, sur 295 variétés, de révéler une pureté variétale supérieure à 99% en 2010. « Le maïs fourrage est le premier marché pour le maïs semence, nous y allouons beaucoup de moyens, notamment en communication pour montrer que cette culture est plus qu'une roue de secours en cas de sécheresse », a expliqué Luc Esprit. Puis il a indiqué que le nouveau plan triennal de la FNPSMS pour 2011/2013 mettait l'accent sur la conquête de parts de marché et l'amélioration de la compétitivité et de la productivité de la filière.
Avec 55% des semences de maïs produites en France exportées, soit environ 100 000t en 2010/2011, la France peut trouver des relais de croissance hors d'Europe, a expliqué Luc Esprit. Selon lui, sur 14Mha de maïs produits dans l'Union européenne à 27, 60% sont en maïs grain, soit 8,5Mha, et 40% en fourrage, soit 5,6Mha dont une part importante en Allemagne et en France. Mais 78% des exportations françaises sont à destination de l'ancienne UE à 15. « Alors que des parts de marché sont à prendre en Russie, en Ukraine, en Serbie ou en Biélorussie », a insisté Luc Esprit, indiquant que ces pays totalisaient 9Mha de maïs en production, dont 75% en grain et 25% en fourrage. En effet, ces pays semblent sensibles à la qualité française et voient leurs parts de marché baisser en semences de maïs, notamment en raison de techniques peu adaptées, a expliqué Luc Esprit. De plus, d'après lui, le développement du biogaz, bien que conditionné aux tarifs de rachat étatiques en Italie, en France et en Allemagne, pourrait faire progresser les surfaces de maïs fourrage de 300 à 500 000ha sur ces trois pays. Enfin, si l'on tient compte des prix porteurs en maïs grain et de nouveaux investissements en productions animales en Europe centrale et de l'est, Luc Esprit a estimé un besoin supplémentaire de 1 800 à 3 000ha en production de maïs semences français pour répondre à cette demande croissante.

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