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Conjoncture La France laitière a des atouts à faire valoir, selon le Cniel

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Non, la filière laitière n’est pas « au fond du trou » comme on pouvait le penser après l’année « horribilis » de 2009. « La France laitière a des atouts » dans une conjoncture qui « laisse augurer des perspectives favorables pour l’offre européenne », précise le Cniel (interprofession laitière). La question pour la filière est de « dynamiser ses exportations ». A court terme, « un nouveau cycle de hausse de prix est en cours », prédit le Cniel.

«La filière laitière française n’est pas mal positionnée » par rapport à ses concurrents en Europe et dans le monde. Elle a même d’indéniables atouts. C’est le message qu’a fait passer le Cniel (interprofession laitière), le 26 janvier en présentant un bilan de la situation laitière mondiale. Ce discours rompt avec celui beaucoup entendu du côté des transformateurs, déplorant le manque de compétitivité de la filière notamment par rapport à son proche voisin, l’Allemagne. Quels sont les fondements de ce regain d’optimisme ? Le Cniel répond que « le développement de la demande mondiale soutenue en Asie laisse augurer des perspectives favorables pour l’offre européenne même si la filière laitière restera exposée à une forte volatilité des prix ».

Déficit en produits laitiers de l’Asie
Et la France dans tout cela ? Elle peut répondre à la demande venue d’Asie. Même si l’Asie voit sa production de produits laitiers s’accroître rapidement (+4,4% par an), son déficit en produits laitiers se creuse. Il était de 9 millions de tonnes dans les années 80 pour atteindre 20 millions de tonnes en 2010. De plus, les importations de l’Asie en produits ont eu tendance à se développer plus rapidement au cours de ces dernières années. A l’inverse, le développement de la production de l’Océanie, son principal fournisseur, se ralentit.
Les pays européens, comme les Pays-Bas, la Belgique ou l’Allemagne ont soit dépassé leur quota, soit l’ont presque atteint comme les Allemands. Au niveau des autres pays producteurs dans le monde, le Brésil « a des problèmes de compétitivité car son lait est cher », l’Argentine « connaît un début de sécheresse ». Quant aux Etats-Unis, « c’est l’interrogation ». Rappelons que l’Amérique de Nord ne représente que 13 % de la production mondiale de lait contre 31 % pour l’Europe. Dans ce contexte, « la France laitière a une marge de manœuvre comme rarement atteint », souligne Benoît Rouyer, chef du service économique du Cniel. La question pour la filière est donc de « dynamiser ses exportations ».

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